fév 08

p0Il parait que les français aiment bien leur « boite », surtout petite et en bonne santé, mais on dit aussi que les patrons n’ont plus la cote.

Bien sûr, il ne faut pas généraliser y compris chez les « mercenaires », souvent reconnus pour leur efficacité, mais dont l’arrogance (Henri Proglio) ou la maladresse (Didier Lombard) entachent profondément la réputation.

Car la réputation est d’abord un regard social, au filtre de valeurs d’humanité et de proximité.

La fortune n’a rien à voir dans l’affaire, et les patrons les plus admirés, respectés, peuvent aussi être les plus riches ou les mieux payés, tout comme Bill Gates.

A l’inverse, on peut aussi allier mépris des autres, incompétence stratégique et catastrophe financière, tout comme Jean-Marie Messier l’a démontré aux frais des actionnaires de Vivendi.

Etablir un hit parade des patrons sur la base de leur réputation, analyser la relation entre la réputation du patron, celle de l’entreprise qu’il dirige et sa performance financière, relèvent des axes de recherche de l’Observatoire de la réputation.

La corrélation est étonnante…et rassurante.

Au hit parade 2005 de l’Observatoire, l’entreprise la plus réputée était L’Oréal, dont le patron était Lindsay Owen Jones…dirigeant ayant la meilleure réputation. Accessoirement, il était le mieux payé et aussi le plus performant : sur les 5 dernières années, le cours de L’Oréal a progressé de 40%, quand l’indice CAC 40 ne gagne que 3% !

Quant à l’entreprise la moins réputée, Vivendi, elle perd 11%. Son ex-patron JMM était bien sûr le dirigeant le moins réputé, avant de conduire son entreprise au bord du gouffre tout en continuant à parader sur les plateaux de journalistes complaisants.

Bref, l’exercice du hit-parade est riche d’enseignement : investir dans la société d’un dirigeant réputé, garantit la plus-value à coup sûr.

En 2010, l’Observatoire de la réputation récidive avec les votes de ses bloggeurs.

A partir d’un questionnaire « ouvert », une première liste de patrons a été établie sur la base de leur réputation.

Pour faciliter l’exercice, seuls les 5 premiers de chaque catégorie sont proposés à vos votes.

Il suffit d’un clic (colonne de droite du blog) pour élire le patrons qui a la « meilleure » ou celui qui a la « moins bonne » réputation.

MERCI

JP

jan 12


Bourse 2010On se doutait que la réputation n’est pas une rente tranquille.

Que travailler dur et promouvoir son talent avec patience n’ouvrent pas forcément à la reconnaissance du public.

Que l’opinion, une fois conquise, se montre capricieuse, voire velléitaire.

Que tout cela est vrai dans notre vie de tous les jours, mais se vérifie aussi dans la vie des affaires.

Qu’ainsi, une « bonne » réputation ne garantit pas de garder son job ou bien de gagner en Bourse.

Et pourtant, avec un fond de morale et d’optimisme, on se doutait aussi que la réputation ne rend pas seulement prisonnier du respect de valeurs partagées, mais que, dans la mouise, la vertu serait récompensée.

Bonne nouvelle, la vertu est enfin récompensée,…tout au moins en Bourse.

Il faut reconnaître qu’on a eu très chaud, et que nos entreprises stars du CAC 40, aimées, respectées ou réputées, ont dégusté en pleine tourmente. La Dame blanche a frappé à l’aveugle, et  il fallait avoir des nerfs d’acier pour regarder fondre ses économies…même placées dans des valeurs pépères.

L’hypothèse fondatrice de l’Observatoire de la réputation (dès 1995 !) suivant laquelle les entreprises réputées résistent mieux aux crises et rebondissent plus vite, a été confrontée à la réalité.
Ouf, ça marche…ou presque !
L’Observatoire de la réputation avait remarqué que les entreprises les plus réputées étaient les plus anciennes (belle perspicacité), mais aussi que les sociétés centenaires étaient deux fois plus performantes en Bourse que la moyenne. Bref, que patience et réputation font la plus-value.

En 2005 (étude Datops), l’Observatoire de la réputation a publié un classement  des entreprises du CAC 40 les plus réputées (notées au moins RRRR) : N° 1 L’Oréal, suivie par Peugeot, Renault, Michelin et Danone. Et en queue de peloton (notées R) : Veolia, Dexia, ST Micro et Vivendi.

Comment nos stars de la réputation ont-elles traversé le grand bazar financier de 2009 ?

Ouf, après avoir trainé la patte, pendant 4 ans, les 5 valeurs les plus réputées redressent la tête en 2009, et progressent de 51% alors que le CAC 40 ne gagne 22%.

Joli rebond !

L’Oréal, la vedette (notée RRRRR), progresse de 25% en 2009 et de 40% sur 5 ans contre 3% pour le CAC.

Quand aux sociétés les moins réputées (R), elles progressent quand même de 16% en 2009, mais perdent 38% sur les 5 dernières années…

Bien sûr, les analystes financiers, pointilleux et désormais plus discrets, relèveront qu’à l’opposé de notre constat, Danone, valeur réputée, a perdu 1% en 2009, alors que Dexia, valeur mal notée, a gagné 39%. C’est  oublier que sur 5 ans, Danone gagne 26%, et Dexia perd…74%.

Ainsi, on peut toujours tortiller les chiffres et alimenter une polémique.

En fait, la réputation tout comme la vertu, n’est pas un actif spéculatif.

Elle est promesse plus qu’assurance et crée davantage d’obligations que d’obligés.

Mais avec le temps, ça finit par payer,…au moins dans les affaires.

Pino

jan 06

transpa 3« Il n’y a rien qui fonde davantage la réputation que le mensonge » relevait aussi Pascal.

Et pourtant, à lire les résultats du hit-parade du mensonge de l’Observatoire de la réputation, il faut bien constater l’indulgence de nos contemporains pour les turpitudes des plus exposés.

 

Face aux mensonges de nos Pinocchios, le Français est plus goguenard que scandalisé. A preuve, le classement établi sur vos votes et non scientifiquement (!) pour désigner le menteur de l’année 2009.

Des résultats sans surprise, où l’on constate qu’il ne suffit pas d’une vérité officielle favorable (décision de justice) pour que le Tribunal de l’opinion, alerté par les médias et l’Internet, s’accorde sur un non-lieu. Ainsi, les moulinets de Julien Dray n’y feront rien, il conserve son Pinocchio d’Or ; délit de sale gueule diront les uns, parcours peu linéaire et ambiguïté pour les autres.

Pas de surprise non plus sur ses dauphins.

Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se disputent la deuxième place ;  plus sous l’effet de leur notoriété que de comportements souvent discutables. On ne prête qu’aux riches, n’est-ce pas ?…et les deux finalistes des dernières présidentielles, portés par un ego surdimensionné, sont plus enclins à l’exagération, voire la provocation, qu’au mensonge. Personnalités complexes, tempéraments de feu, Royal et Sarkozy sont davantage appréciés sur le registre  j’aime ou je déteste que sur celui de la confiance, fondement de la réputation. Faute de concurrents sérieux, chacun domine avec son style la scène politique, en référent, sans pour autant bénéficier d’une solide réputation, gage de fidélité.

Les tricheries, faux-pas, bourdes et maladresses des autres nominés, comme Frédéric Mitterrand, Gasquet, Hortefeux, Morano, Sarko junior, ne laisseront que des traces mineures, sauf pour les intéressés, qui au mieux en tireront les enseignements.

L’apprentissage de la vie publique, et les obligations et risques de la transparence, supposent qu’on réfléchisse à deux fois avant de s’exposer.

Bref, la réputation, bonne ou mauvaise, cela se mérite !

Pino 2010

déc 18

justice_editedPapa Noël apporte deux bonnes nouvelles ce matin.

Julien Dray et Richard Gasquet seraient blanchis, disculpés, mis hors de cause.
Le Tribunal de l’opinion, alerté par des journalistes médisants ( relayés par Pino, modestement) était allé un peu vite en besogne, en pointant un politique collectionneur de beaux objets et ayant tendance, comme beaucoup de ses collègues, à mélanger les chéquiers.

Pour ce champion au hit-parade des menteurs de l’Observatoire de la réputation, mea culpa donc.  Pas de condamnation, ouf!

Les juges retiendront un simple rappel au droit ; ce qui, entre mauvaises langues, est une façon de confirmer les faits sans punir l’auteur.

Réhabilité au regard de la justice, le député de l’Essonne, va pouvoir sous le regard amical de ses camarades et ironique de ses faux-amis, retrouver les estrades et donner des leçons de morale tout en nous promettant la lune en Ile de France.

L’erreur de conduite de Dray n’affectera pas son casier. En revanche, elle écornera singulièrement son maigre capital réputation. Le Tribunal de l’opinion, friand d’ambiguïté et peu complaisant, accompagnera longtemps de ses sarcasmes notre édile.

L’affaire du baiser cocaïné de Pamela à Richard est d’une autre nature.

Chacun avait accueilli la nouvelle avec le sourire, alors que les maladresses de l’homme politique avaient suscité l’ironie.

Comme quoi, le Tribunal de l’opinion fonctionne largement à la tête du client. Les explications embarrassées du champion, étaient plus touchantes que convaincantes. Nous avions envie de croire le gamin piégé à l’insu de son plein gré.

Richard Gasquet nous est spontanément sympathique alors que Julien Dray ne suscite guère ce sentiment.

La réputation se fonde largement sur l’émotion et peu sur les faits, ce qui explique largement la cote d’amour de Jacques Chirac, malgré certaines évidences. Et Gasquet, sur un registre ludique certes, nous a émus, alors qu’au fond Dray, ne fait que nous conforter dans l’idée que politique et argent ne font pas bon ménage.

Il n’empêche, les juges, raisonnables et documentés, ont décidé : circulez, il y a rien à voir!
Un mea culpa souriant, donc.

Pino

PS – N’hésitez pas à voter pour corriger l’injustice…

déc 08

Raymond On le savait provocateur, on l’a vu maladroit voire méprisant, mais au fond tout cela ne devait que refléter un caractère bien trempé, franc du collier, sans compromis.

Il y a eu les « pro » et les « anti » Domenech  dans un sport spectacle dominé par la passion et aussi par l’argent.

Aujourd’hui, on découvre un minable Raymond le menteur.

Interrogé au lendemain ( !) de notre glorieuse qualification sur son bonus de 860 000 €, il ironise « C’est ahurissant ! Si j’avais touché ça, j’aurais sauté de joie… » (sic).

A revoir la fin du match, il a effectivement sauté…dans les bras du président de la Fédération de foot, qui allait lui signer un modeste chèque de 826 000 € pour sa brillante prestation.

Quelques jours après le match, l’heureux sélectionneur –sans doute remis de ses émotions, mais toujours fâché avec les chiffres – avait précisé que son bonus ne serait « même pas la moitié » de la somme divulguée par ces méchants journalistes.

D’après la Fédération, Domenech serait l’un des sélectionneurs les moins bien payés !

Quel gag ! Nous aurions donc un sélectionneur au rabais, ce qui explique bien des choses.

Coach le plus détesté des français, Domenech était jusqu’alors respecté.

Avec le coup du bonus, on se demande quelle qualité lui trouver ; si ce n’est l’énorme coup de pot du tirage au sort de Raymond la honte.

Alors appelons cela une « prime de chance » : 820 000 € pour un bon tirage, c’est pas cher payé…

Pino

déc 04

pinoc-dessin-21Hit parade permanent du mensonge, les Pinocchios sont décernés grâce à vos suffrages.

Vous pouvez voter sur le blog de l’Observatoire de la réputation pour choisir le menteur de l’année.

L’automne est riche en déclarations maladroites, boulettes et révélations; et l’hiver s’annonce au mieux. Pas facile de choisir entre gaulois.

N’hésitez pas à nous proposer des personnages, politiques, sportifs, vedettes du show-biz ou simples quidams de la finance, talents de menteur en herbe ou professionnels à la réputation établie. Ils méritent vos commentaires, ayant déjà pour la plupart vos suffrages.

Défendez votre reputation sur le net

déc 01

Patrice(Lettre ouverte de Patrice à Eric Raoult)

Cher Eric,


Quelle joie de vous entendre réclamer le devoir de réserve!


Mais, puis-je vous suggérer de ne pas limiter ce devoir au seul Prix Goncourt ; il faut l’étendre aux Prix Femina, Renaudot, de l’Académie Française…et autres récompenses.
Recevoir des Prix et se permettre de critiquer, mais où va-t-on ?

D’ailleurs je peux me donner en exemple : j’ai en effet reçu deux fois le Prix d’Excellence au Lycée Buffon, en 1960 et 1961, et je vous assure Cher Eric, que depuis, je n’ai jamais critiqué qui que ce soit, quoi que ce soit !

J’espère que votre initiative si pertinente, sera suivie de beaucoup d’autres.

Continuez donc dans cette voie et sachez que je suis prêt à adhérer à votre Association des Fayots !

Faites-le savoir à mon ami Pino qui transmettra.

Votre dévoué.

Patrice

PS – Dans cette affaire, félicitez pour moi notre Ministre de la Culture ; après tout Ponce Pilate a fait une très belle carrière.

nov 21

poisson2Faute avouée, à moitié pardonnée,…surtout devant l’évidence et lorsqu’on ne  risque rien.
On aimerait que nos idoles sportives nous sortent du quotidien et même soient exemplaires, mais semaine après semaine on découvre la banalité de leur comportement, ce qui au fond nous les rend plus proches.

Virenque, Agassi, Zidane, Henry,  …même combat, ou presque. A l’inverse du coup de boule vengeur de Zizou, vite pardonné, la main qui traine de Thierry Henry pourrait rester pour notre  star du foot l’image dominante du film de sa réputation,  l’affiche. Car la réputation se construit sur des valeurs, et on préfère un joueur susceptible à un tricheur par effraction.

La fonction d’une « star », c’est de nous permettre d’exister par procuration, de nous identifier dans ses exploits, d’emprunter une part de sa réputation. Une star est aussi un ambassadeur, qui nous représente et bâtit ou abîme notre réputation.

Ainsi on a dit les Italiens « truqueurs » (Materazzi, Berlusconi…) ; et ce qualificatif peu amical, leur colle au maillot.  Avec la main d’Henry, on parle déjà des Français « tricheurs ». On pourra ajouter que les Irlandais sont plutôt « beaux joueurs »…

Bref, une égratignure à une réputation gauloise que l’on disait enviable. Rassurons-nous, ce n’est qu’un léger bobo, qui sera vite soigné, malgré la maladresse des médecins qui préfèrent guérir que prévenir.

Interviewé en connaisseur sur le sujet, Bernard Tapie, nous explique que dans un cas comme cela il faut fermer sa gueule  et que « le problème, c’est plus d’avoir une équipe de bras cassés… » . Et, il est vrai qu’en matière de réputation, Nanard s’y connaît.

Platini, élu sur son conservatisme et ferme opposant à la vidéo (qui existe de fait puisque les matchs sont à la TV en direct !), préfère ajouter des arbitres aux téléspectateurs vigilants…Combien ? Il n’a sans doute pas vu le film « A mort l’arbitre ».

Domenech empoche ses 862 000€, pour avoir permis cette qualification haut  la main.
Le coach le plus détesté des Français répète qu’un « fait de jeu » n’a rien à voir avec une « petite tricherie ». On n’a sans doute pas vu le même match ! Circulez.

En fait, ce débat dans lequel se confrontent de soi-disants intérêts sportifs et une morale élastique, est bien symbolique du moment.

Comme le disent les Chinois, « le poisson pourrit par la tête ».

Et, il faut bien reconnaître qu’en matière de respect des valeurs, l’exemple vient d’en haut.

Les derniers épisodes avec Frédéric Mitterrand, le repenti du tourisme sexuel, ou avec Jean Sarkozy, le jeune homme pressé, ont déjà bien fait rigoler nos voisins. Avec le foot, on élargit les frontières de la moquerie. Dommage.

Pour beaucoup, ce débat n’est qu’un exutoire permettant aux belles âmes de se lever à bon compte et sur un vrai  « détail ». Le scénario est bien rodé. Un événement-émissaire qui permet un moment d’oublier l’essentiel.
On s’en remettra.

Pino le honteux

nov 12

krach 2Les sondages devraient être payés en fonction de leur utilité et non au gré des besoins financiers de vagues intermédiaires.

Avec l’affaire Urba, le public avait découvert le bon business de certaines officines d’études de marché, véritables collecteurs (ou plutôt « receveurs ») de taxes pour financer des campagnes électorales du Parti socialiste.

Avec l’affaire des sondages de l’Elysée, on apprend comment un soi-disant génial conseiller multiplie par 6 le prix d’un sondage pour le revendre à son client président.

Mieux que pour un grand cru à la Tour d’Argent.

Même si l’exceptionnel n’a pas de prix, on constatera en souriant, faute de mieux, que la valeur ajoutée par l’expert en question, Patrick Buisson, n’a pas empêché l’effondrement de la cote d’amour de son client.

Un moment redevenus discrets sinon modestes (aucun n’avait prévu la présence de Le Pen au 2ème tour en 2002), les sondeurs reviennent parader sur les plateaux de TV pour nous exposer des évidences.

Après avoir failli dans la prévision de l’avenir, ces Pythies modernes s’intéressent aussi au passé.
Un sous-ministre teste un projet, une indiscrétion relate que le fils du président serait nommé (pardon, élu ), …vite un sondage !

L’opinion publique est remplacée par le Tribunal de l’opinion, suprême institut de sondage, élevé au rang d’institution par les sondeurs.

Bien sûr, il y a quelques actes de courage politique comme la taxe carbone qui ne soulève guère l’enthousiasme du citoyen, ou le bouclier fiscal qui en réjouit un petit nombre.
On sonde tout, n’importe quoi, n’importe comment.

On pose des questions qui ne servent qu’à animer les débats des plateaux de TV où se croisent les habitués. C’est d’ailleurs bien la première utilité des sondages que de nourrir les sondeurs … et leurs assesseurs.

A en croire un dernier sondage, DSK battrait Sarkozy en 2012, qui ferait jeu égal avec Bayroux, mais renverrait Ségolène Royal dans le Poitou. Ouf, on aurait échappé au pire.
A part alimenter la chronique, faire oublier l’essentiel, il y a là quelque chose de surréaliste.

Deux ans avant l’élection, les mêmes sondeurs affirmaient que Giscard était imbattable, que Mitterrand serait battu par Chirac, lequel battrait Jospin, avant d’être défait par Balladur contre toute attente,…

Au fond, tout cela est plutôt rassurant sur l’exercice de la démocratie.

Pino l’ex Pythie

oct 23

En 10 minutes de JT, Sarko junior a gagné plus en notoriété et respectabilité qu’en 6 années d’études laborieuses complétées par un vague mandat local en guise de travaux pratiques.

SarkoConvaincant (les sondeurs le confirmeront), fin tacticien (le proche avenir nous le dira), Jean Sarkozy par la forme (sourire pas trop carnassier sous de sages lunettes) et par le fond (le choix des mots) a presque réussi à nous faire regretter sa décision.


Son jeune talent a failli être abîmé par les courtisans qui, pour se faire mousser, ont couru les plateaux et studios pour réciter leur leçon à contrecœur. Ouf !

Bonne  nouvelle, en plus il parait qu’il nous aime (pour le moment) ; ce qui nous change du mépris dans lequel son papa nous tient.

Sincère à coup sûr (on ne la  fait pas à Pino !), sur le chemin de la maturité (comme on l’a vu), le jeune homme désormais tranquille de Neuilly a un boulevard devant lui (et la présidence du Conseil Général des Hauts de Seine sans gros souci), si ses convictions et son engagement ne sont pas contrariés.

Pour construire le film de sa réputation, il a déjà la notoriété par la naissance et commence à se faire un prénom.

La règle des 3 T en matière de réputation il devra respecter:

- du talent,  il ne semble manquer,

- du travail, il lui faudra montrer,

- du temps, il faudra patienter.

Pino l’incrédule