jan 29

On ne se méfie jamais assez de ceux qui se prétendent être vos amis.

Toujours prompts à colporter les nouvelles et absents ou maladroits lorsqu’il s’agit de déminer. Si leur rôle est clé pour diffuser, il n’en va pas de même pour leur crédibilité.

La réputation se diffuse par cercle concentrique, lorsqu’il s’agit de la bâtir. Et la crédibilité des propos se dégrade au fur et à mesure de l’éloignement du sujet…quand tout va bien. Dans la crise, la crédibilité s’inverse ! Le soutien – même intéressé – de tel adversaire, donne davantage de crédit que celui d’un proche. Pourquoi serait-il suspect alors qu’il est sensé en tirer avantage ?

La rumeur s’épanouit dans l’ambiguïté.

Elle apparaît comme une réponse raisonnable à une situation « floue ». L’observateur connait bien ses terrains d’élection : le sexe bien sûr, l’argent et la santé. Pour qu’elle prenne corps, elle a besoin de relais, d’amplificateurs, qui, sans y apporter du fond, la « commercialiseront », comme une marchandise précieuse.

Après les media traditionnels, on a cru que les réseaux sociaux seraient les vecteurs préférés des rumeurs. Quelques mots assassins, un réseau, une curiosité entretenue et c’est la gloire ou le rejet. Avec un peu de chance (sic), des journalistes en panne d’actualité, apporteront le crédit de leur signature ou de leur journal. Vite bien sûr, car peu importe la vérité, la mode est à la « post-vérité », celle qu’on arrange après pour coller avec ce que la plupart croient.

Le ragot est d’une autre nature. Il emprunte à la calomnie – mot plus élégant – ce fumet de caniveau qui assure le succès de la nouvelle. Pour connaître le succès populaire, le ragot se nourrit des mêmes ingrédients que la rumeur, mais il s’appuie sur des témoins, surtout des faux, qui veulent profiter de l’aubaine pour exister. On connaît la rumeur Adjani qui périt devant les faits expliqués. Mais on connaît aussi la calomnie contre Baudis qui fit « pschitt » après la rétractation de témoins et la condamnation de Karl Zéro qui paya une prostituée pour étayer son scoop !

« La calomnie est comme la guêpe qui vous importune, et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu’on ne soit sûr de la tuer. Sans quoi, elle revient à la charge, plus furieuse que jamais», écrivait Nicolas Chamfort.

Pour résister aux agressions des rumeurs et ragots, une solide réputation ne suffit pas, hélas ! La « victime » a peu de temps pour dire sa vérité. Le recours aux armes lourdes est préférable sinon nécessaire. Le renversement de l’opinion, expose Dominique Baudis dans son livre « Face à la calomnie » s’est fait lors de son intervention sur TF1. Alors que les commentateurs virent de la culpabilité dans l’émotion de l’invité, le public y vit de la sincérité. Mais ce qui a été décisif, fût la contre-attaque juridique. Cela calme les ardeurs des colporteurs de mauvaises nouvelles, des procureurs médiatiques d’opérette qui oublient le sens de leur métier.

A condition de ne pas laisser la plaie s’infecter et quelquefois de préférer la chirurgie à la médecine douce, entre gens bien élevés.
Avant qu’il ne soit trop tard !

Pino pas surpris

nov 03

Brassens l’avait chanté, certains l’ont vécu plutôt bien, mais la plupart s’y perdent.

Petit tricheur Richard Virenque a fait sourire.

Gros menteur Jérome Cahuzac n’est plus fréquentable.

A l’inverse DSK fait toujours le plein dans des conférences lucratives.

Les plus pathétiques sont les footballeurs. Passer d’une enfance difficile au statut d’enfant gâté, adulé, entouré de parasites de tout poil est paraît-il un exercice redoutable.

Le public est prêt à pardonner les sorties de route à condition que le talent reste au rendez-vous et que le ballon aille au fond du filet.

A la moindre baisse de régime c’est le désamour. Les commentateurs  sont au coin du bois. Cantonna ne doit sa survie que grâce à un exil au pays du foot et des kyrielles de buts.

On pardonne beaucoup aux « bad boys » ; cela fait partie de leur brève légende. Excès de vitesse, déclarations irresponsables, bagarres,… On excuse même la bêtise de propos dans le feu de l’action. Car la  star – dans son domaine -  a une fonction sociale. Elle nous fait rêver.

Landru ou Mesrine entretiennent encore bien des fantasmes.

Il n’en va pas de même avec les vedettes d’un jour qui gâchent leur talent par le ridicule de leur comportement.

Sorti sur le tard des profondeurs du classement, Benoît Paire est la caricature du joueur de tennis mal embouché. Il ne se contente pas de casser raquettes et arbitres, il crache dans la soupe et finit par déclarer qu’il est « con » et que le « regard des gens » le rend très malheureux. La réalité est plus simple. Celui que les journalistes ont présenté comme « la » révélation tardive a été rattrapé par ses mauvais démons. Traumatisé par sa mauvaise image, il ne laissera que peu de traces et ne bénéficiera même pas d’une réputation. Un contre-exemple du Federer d’aujourd’hui ou du Sampras de toujours. L’élégance, le talent, la discrétion,…

Une mauvaise réputation se mérite.

Il faut savoir déraper avec application et être exceptionnel dans son art.

Pino

sept 21

Lorsque la météo est bonne, que les vents et les augures sont favorables,  la réalité stimule l’optimisme des peuples mais aussi des marchés.

La compétition est alors moins rude, et la plus-value qu’apporte une bonne réputation semble moins utile pour trouver sa place au soleil.

La France a connu ses « trente glorieuses ». Il suffisait de présenter objectivement les qualités requises, et une lecture diagonale d’un CV factuel débouchait sur un « vrai » emploi. Nul besoin de « références » morales, d’appartenance à un réseau pour dire du bien de vous, faciliter la mise en relation.

Il en allait de même pour les marchés financiers, reflets infidèles de l’activité économique et de l’humeur du citoyen. Les anciens racontent qu’à la fin du siècle dernier nombre d’entreprises gagnaient plus d’argent en plaçant leurs liquidités en Bourse que par leur activité nominale. La réputation des sociétés cotées comptait moins que leur résultat à cour terme. Créé en 1994, l’Observatoire de la réputation constatait alors : « en bourse la réputation traine la patte ». C’était le règne de l’image, des directions de la communication confiées à des attachées de presse, plus préoccupées du court terme, du risque médiatique que de la construction d’une réputation, véritable bouclier contre les aléas de la vie, même économique.

Le concept de développement durable traversait l’Atlantique, obligeant les entreprises à créer de nouvelles fonctions, alibi pour la plupart.

Puis boum ! Le 11 septembre  2001 a rappelé à la réalité du monde.

Un réveil bien douloureux pour les nations, les personnes et les entreprises. On se méfie du voisin, l’espionne au besoin à titre préventif.

Le principe de précaution fait son entrée dans la constitution des pays les moins entreprenants ; la France en tête.

En creusant, on s’aperçoit même que les banquiers ont créé, avec les subprimes de véritables bombes à retardement qui ne tardent pas à exploser, propulsant l’économie dans la tourmente. La confiance donnée aux entreprises ou aux candidats n’est plus un préalable. Le CDD est la règle. On n’investit à long terme que lorsque la personne ou l’entreprise présente des références. Bref, avoir la réputation de la fonction. Il ne suffit plus de savoir faire ; il faut que le regard des autres vous soit favorable. La technologie vient en partie au secours des inconnus. Les réseaux sociaux explosent. Tout le monde peut dire n’importe quoi sur tout le monde ; l’investigation indiscrète remplace l’enquête de voisinage. Il faut être « transparent ». Et, se pose aujourd’hui la question de la crédibilité, voire de la réputation des réseaux. Ceux à qui l’on peut faire confiance et les autres : une guerre des réseaux sur le terrain de la réputation et même sur les sols les plus glauques.

Dans la tourmente, on se penche sur le passé, probable garantie d’un succès futur.

Les marchés financiers reflètent en partie ces interrogations.

On savait qu’en Bourse la réputation apporte aux entreprises une « survaleur ».

Les études de notation conduites par l’Observatoire de la réputation depuis 1994 sur la réputation  des entreprises du CAC 40, indiquent que cette « plus-value » est en moyenne de 5 % par an pour les 10 entreprises les plus réputées par rapport à l’indice CAC 40.

Constatée sur le moyen terme, qu’en est-il lorsque les événements Brexit, Grèce, banques italiennes, entretiennent l’incertitude, et le yoyo boursier ?

Conduite début 2015, la dernière étude de notation a consacré  sans surprise LVMH, L’Oréal, Danone, Michelin, Airbus, Essilor, Air Liquide… en tête des 10 entreprises les plus réputées. 20 mois plus tard, ces 10 entreprises, qui constituent le « Reputation index », progressent en Bourse de plus de 14%,  quand l’indice CAC 40 ne gagne que 1%.

Airbus (notée 5R) progresse de 29% et Arcelor Mittal, (notée R), ferme la marche avec -44% ! Les sceptiques diront qu’Air Liquide, valeur patrimoniale de base, a perdu 7% sur la période.

La fidélité des actionnaires du nouveau leader mondial des gazs, qui ont vu le titre progresser de plus de 40% sur les 5 dernières années, devrait les faire réfléchir.

La réputation n’est pas une assurance.

Fondée sur la confiance, celle d’Air Liquide est totalement acquise auprès des personnes. Pour un « gérant », une telle valeur qui suppose de s’inscrire dans le temps dérange. Le moindre déficit d’explication sur une opération complexe ouvre la porte à un espoir spéculatif, qui sera déçu à coup sûr.

Quand la réputation est bonne, on peut aussi accepter d’être prisonnier de sa réputation, avec ses bons et mauvais cotés.

Pino confiant.

juil 14

On connaissait l’homme providentiel.
Celui qui arrive lorsque les choses vont á vau-l’eau,ou pire,lorsque la fatalité semble avoir pris le pas sur la maîtrise de notre destin.
Á la réflexion,ces hommes qui marquent l’Histoire, sont bien peu nombreux.
Pétain s’était voulu providentiel, qui faisait « don de sa personne » á la France. Fatiguée, démoralisée, celle-ci lui fut un temps reconnaissante…au vu des circonstances.
L’homme providentiel fut à coup sûr De Gaulle, qui par orgueil et volonté, changea le cours des choses.
La Providence choisit ses élus avec parcimonie!
Être reconnu comme « providentiel » présente bien des avantages. Notamment celui d’atténuer, voire effacer quelques maladresses ou errements.
Si Mitterrand a été providentiel pour la gauche, il fut pour beaucoup un opportuniste, Secrétaire d’Etat de Pétain, naviguant avec habileté jusqu’à la conquête d’un pouvoir qu’il exercera au mieux.
Vers quelque horizon que l’on se tourne aujourd’hui, on ne voit guère celui qui redonnera la fierté perdue.
Les ambitieux de tout poil ne manquent pas. Certains veulent simplement prendre position, « faire bouger les lignes  » (sic), remettre le pays sur les rails.
Hollande restera dans la petite histoire, celle d’ une France déclinante, égalitaire, repliée.
Il fut le premier President « circonstanciel » de notre Vème République.
Après la déception Sarkozy, et faute de combattants, il fut porté au Pouvoir par les circonstances, sans parler des mensonges devenus promesses.
Chacun pressentant sa sortie, les hommes circonstanciels se hâtent.
Tacticiens au petit pied pour la plupart, ils bénéficient de l’indulgence et des bonnes grâces des médias en panne de commentaires.
Le cas d’Emmanuel Macron est particulièrement intéressant. Bien sûr, il n’est pas le premier á bénéficier du système qu’il dénonce. Mais il le fait avec fraîcheur, une pointe de talent et un style provocateur.
Hypocrite ou habite? Les deux probablement.
Il est vrai qu’il s’attaque au prince de la combine, caricature du politicard, qui surfe sur les événements plus subis que provoqués, pour tenter de faire oublier la médiocrité de son bilan.
Il sait que si les français ont á choisir entre « la  peste et le choléra « , une troisième voie s’ouvrira
Peu glorieuse sans doute.
Pino curieux
oct 19


A coup sûr Michel Platini est plein de talent et ne manque pas de qualités.
Le talent est un don qui fait bien des jaloux. Il n’y a pas à discuter devant cette inégalité.
Les qualités font appel au jugement de ses contemporains. Lequel est d’autant plus sévère lorsqu’il est formulé par ceux qui tiennent leur fonction par l’effort plus que par la grâce.
Mais revenons à Michel Platini, candidat à la présidence d’une organisation où la magouille est reine.


En période électorale il est habituel de se pencher sur le passé des postulants. Surtout celui des « Chevaliers blancs ».

Il est tout aussi courant que ceux qui tirent les ficelles laissent quelques mines, ici ou là. Car après tout il s’agit bien d’une élection avec son cortège de pièges, promesses et mensonges. Et, à la FIFA on apprécie – à tout point de vue – l’habileté. Le manque d’habileté, confinant à la naïveté est rédhibitoire.

Aller jusqu’à affirmer qu’on n’est pas intéressé par l’argent alors qu’on vient de toucher 2 millions d’euros est un argument contre-productif.

Hélas !
La reputation du champion est inaltérable. Celle du « patron » du foot reste limitée à la volonté de celui qui en a fait sa « chose » puis son prisonnier, en l’entraînant dans ses combines.

Vraiment dommage !
Notre « Platoche » avait le talent mais probablement pas les qualités « politiques » pour postuler.
Probablement un meilleur président que candidat.
La rumeur distillée puis relayée a déjà installé le doute chez nos voisins.
Et la contre-attaque de notre champion semble peu convaincante, malgré les multiples témoignages affectueux qui l’accompagnent.
Bad luck!

Pino déçu

Envoyé de mon iPhone

oct 01
30, 40, 50 milliards d’euros sont les montants avancés pour chiffrer les pertes financières découlant de la tricherie révélée du constructeur allemand. Et pourtant, il n’y a « pas mort d’homme », comme dans les catastrophes de Bhopal, Toulouse, Servier,…

Dans l’affaire du benzène dans le Perrier, il n’y avait que 13 bouteilles contaminées! Et pourtant l’entreprise a perdu la moitié de son chiffre d’affaires, a du se séparer de la moitié de ses salariés, a été cueillie par Nestlé, et n’a retrouvé son volume que 25 ans après l’incident.

Volkswagen devra t’il attendre une génération pour retrouver son statut et ses résultats? Probablement pas, et les concurrents auraient tort de se réjouir, même si, à court terme, il va falloir défendre chèrement sa peau.
Côté business, il y a fort à parier que sur son marché national, la marque populaire mythique – après un moment de honte - des excuses soient vite trouvées pour expliquer la manip. Après tout, il ne s’agissait que de répondre à des normes américaines protectionnistes. En matière de pollution, l’Allemagne construit encore des centrales à charbon!
Aux Etats-Unis, le pragmatisme prendra vite le dessus. Bien sûr, il faudra payer de lourdes amendes, négocier avec des consommateurs bernés mais réalistes. L’argent effacera en partie la faute. Et après une courte période de pénitence, quelques efforts commerciaux, le business reprendra.
En France, la consigne est de ne pas trop taper sur la marque allemande. Une fois récupérés les bonus versés à tort (1 milliard selon certains experts), la crainte est de voir le marché des diesels s’effondrer; ce qui ne ferait pas l’affaire des constructeurs français!
Il est à craindre aussi que la tricherie n’ait un coût social, dans les usines et les concessions. L’anticipation et la réalité d’une baisse des ventes engendre des comportements frileux. Il faudra donc faire appel à la chirurgie, hélas.
Côté commercial, économique et financier, Volkswagen passera le cap.
Côté réputation, l’affaire est plus complexe.
Que l’on triche sur le « bas de gamme », cela peut s’expliquer; mais que le mensonge s’applique aussi à des marques qui font payer largement le prix de la confiance, ce sera plus difficile à faire avaler. A moins qu’Audi, concerné de façon mineure, n’arrive à passer au travers des gouttes. L’éclatement des marques au sein du groupe Volkswagen devrait permettre de créer des « poches » de moindre turbulence.
En l’état, il est clair que la communication va jouer un rôle crucial, pour le groupe et ses marques.
Un peu moins d’arrogance dans une publicité qui revendiquait la « deutsche qualität » au coeur de son message, est une obligation.
Après la triche, aucune maladresse ne sera permise.
On peut compter sur Volkswagen pour qu’il honore ses futures dettes, mais le constructeur aura t’il l’humilité nécessaire pour retrouver la confiance?
A suivre.
Pino reste confiant.
sept 22
Le mensonge est le pire ennemi de la réputation.

Dans la vie politique, les mots n’ont pas le même sens, et une promesse non tenue n’est pas un mensonge. Au mieux une vérité différée. A moins que le contexte, les circonstances, l’intérêt général n’amènent à réviser les positions.

Dans la vie personnelle, l’éthique du moment prend souvent le pas sur la morale. La vie en société retient pour règle que toute vérité n’est pas bonne à dire.
Face au consommateur, au régulateur, surtout anglo-saxon, les choses se compliquent singulièrement.
20 ans après Mercedes, c’est aujourd’hui Volkswagen qui en fait les frais. Pour avoir trop promis!
Mercedes s’affichait comme le roi de la sécurité avant que lors d’un banal « test de l’élan », la voiture – confiée à des journalistes éméchés – ne se retrouve sur le toit. L’image a fait le tour du monde, provoquant des sarcasmes et obligeant la marque à l’étoile à en rabattre. Revendiquer, avec arrogance, la sécurité crée une obligation bien difficile à tenir. Avec le temps, cette aventure – qui a obligé la marque à revoir ses promesses publicitaires et lui a finalement rendu service – relève de l’anecdote. La réputation du constructeur allemand n’a été qu’égratignée, mais la brèche s’était ouverte pour ses concurrents BMW et Audi, à la communication plus « réaliste ».
Les ennuis que rencontrent  Volkswagen sont autrement plus graves. Entre une sortie de route et un mensonge industriel entretenu, puis reconnu, on change de catégorie. Avec un mea culpa le feu a été vite éteint par Mercedes.  En revanche, pour le constructeur géant, l’incendie est loin d’être maitrisé. Cela va être « haro » sur Volkswagen et bien sûr Audi pou longtemps, avec une suspicion généralisée pour les concurrents. Le feu éteint, les épisodes judiciaires viendront rallumer la flamme plus loin…médias et réseaux sociaux vont rivaliser dans les révélations. Bref, la marque munichoise n’est pas sortie de l’auberge. Pour Mercedes, quelques médicaments et un peu d’humour ont suffi. Avec Volkswagen, il va falloir envisager la chirurgie. A commencer par le départ du PdG; mais hélas, avec de probables conséquences sociales.
Quant à la réputation des marques (Audi et surtout Volkswagen), elle sera durablement affectée. L’intérêt revendiqué de l’entreprise  ne saurait atténuer la faute morale.
Comment désormais faire confiance à une marque qui ment sciemment et durablement?
Les Grandes Marques sont aujourd’hui les étendards des nations. Coca-Cola, Apple, Vuitton, Mercedes,..Tromper le consommateur, c’est faillir à la parole du citoyen et porter préjudice à son pays.
Ce n’est pas par hasard que la chancelière Angela Merkel, cherche à reprendre la main sur un dossier bien délicat.
La réputation suppose l’excellence de tous.
Surtout pas d’amalgame!
Pino écolo
juil 01
« On ne ferme pas la porte à Platon » disait Valéry Giscard d’Estaing pour imposer l’entrée de la Grèce dans l’Union européenne. Un de mes amis ajoutait récemment « les grecs ont enfanté Périclès, pas les  allemands…mais à la fin c’est l’Allemagne qui gagne », devoir de mémoire oblige! Junker et Merkel gardent la balle.
Personne ne dira que la Grèce n’est pas responsable de ce qui lui arrive. Ce n’est pas l’Europe qui a imposé les privilèges fiscaux de l’Eglise orthodoxe ou des armateurs, les arrangements des hôteliers et commerçants, rois du sans-facture. La dette, déjà non gérable, existait bien avant l’arrivée de Tsipras. Ce qui n’était que démangeaison devient prurit aigu pour les dirigeants européens qui ont voulu faire l’autruche et passer le bébé des banques aux pays membres. Depuis près de 6 mois, le Premier Ministre grec demande une inévitable restructuration de la dette et s’efforce davantage de rendre sa fierté à un peuple meurtri que de traiter le malade. Habile et  truqueur, Tsipras a promené des interlocuteurs divisés, et qui doivent aujourd’hui se rendre à l’évidence: la Grèce ne pourra jamais payer.
Et puis, coup de théâtre, le dos au mur, le magicien démagogue, se retranche derrière l’avis du peuple. Comment ne pas s’incliner devant cet appel au référendum par le peuple qui a inventé la démocratie? Les technocrates de Bruxelles ne peuvent qu’attendre les résultats,…en croisant les doigts. Mais, après tout, peu importe le score. Nous français, savons bien ce qu’il en va de ce recours à l’opinion publique: le 29 mai 2005, près de 55% de nos concitoyens dirent non au traité européen. Pour rien! Référendum vite enterré et qui marque toujours l’esprit des français et accroit notre méfiance envers l’Union européenne?
Sur le blog « Changer l’Europe » les économistes (dont S. Villemot) écrivent « quoiqu’il advienne, les grecs peuvent déjà s’enorgueillir d’avoir porté au pouvoir un gouvernement qui, jusque là, a réussi à tenir tête à des créanciers bloqués sur une logique d’austérité destructrice ».
Avis que je partage.
Patrice Stern

Démocratie versus technocratie, par Patrice
« On ne ferme pas la porte à Platon » disait Valéry Giscard d’Estaing pour imposer l’entrée de la Grèce dans l’Union européenne. Un de mes amis ajoutait récemment « les grecs ont enfanté Périclès, pas les  allemands…mais à la fin c’est l’Allemagne qui gagne », devoir de mémoire oblige! Junker et Merkel gardent la balle.Personne ne dira que la Grèce n’est pas responsable de ce qui lui arrive. Ce n’est pas l’Europe qui a imposé les privilèges fiscaux de l’Eglise orthodoxe ou des armateurs, les arrangements des hôteliers et commerçants, rois du sans-facture. La dette, déjà non gérable, existait bien avant l’arrivée de Tsipras. Ce qui n’était que démangeaison devient prurit aigu pour les dirigeants européens qui ont voulu faire l’autruche et passer le bébé des banques aux pays membres. Depuis près de 6 mois, le Premier Ministre grec demande une inévitable restructuration de la dette et s’efforce davantage de rendre sa fierté à un peuple meurtri que de traiter le malade. Habile et  truqueur, Tsipras a promené des interlocuteurs divisés, et qui doivent aujourd’hui se rendre à l’évidence: la Grèce ne pourra jamais payer.Et puis, coup de théâtre, le dos au mur, le magicien démagogue, se retranche derrière l’avis du peuple. Comment ne pas s’incliner devant cet appel au référendum par le peuple qui a inventé la démocratie? Les technocrates de Bruxelles ne peuvent qu’attendre les résultats,…en croisant les doigts. Mais, après tout, peu importe le score. Nous français, savons bien ce qu’il en va de ce recours à l’opinion publique: le 29 mai 2005, près de 55% de nos concitoyens dirent non au traité européen. Pour rien! Référendum vite enterré et qui marque toujours l’esprit des français et accroit notre méfiance envers l’Union européenne?  Sur le blog « Changer l’Europe » les économistes (dont S. Villemot) écrivent « quoiqu’il advienne, les grecs peuvent déjà s’enorgueillir d’avoir porté au pouvoir un gouvernement qui, jusque là, a réussi à tenir tête à des créanciers bloqués sur une logique d’austérité destructrice ».Avis que je partage.
Patrice Stern

juin 26
Projeter une image détestable réveille souvent sa mauvaise réputation.

On dit que les images collent à la peau. Additionnées, dans un scénario peu maitrisée, elles construisent une réputation. Ainsi, pour l’opinion, les plombiers sont des « voleurs », les fonctionnaires restent des « privilégiés »,…et les chauffeurs de taxi, considérés comme peu aimables pour la plupart, rejoignent le clan des « casseurs ». Peu importe le fondement de la révolte, la force des images complaisamment relayées, rappelle à chacun ses déboires avec la profession et la réputation qui l’accompagne.
On ne soulignera jamais assez les bénéfices d’une bonne réputation. Ce qui est vrai pour une personne l’est tout autant pour une entreprise, une institution, une profession. Pour la bâtir il faut du temps et des efforts. Fondée sur une confiance méritée, elle permet de créer l’écoute et facilite le dialogue. Et, il faut bien reconnaître que la profession de taxi n’a jamais brillé par la qualité du service ou des prestations. Hyper-protégée – à prix d’or pour les chauffeurs – elle n’est ni comprise, ni respectée. Et, lorsque les problèmes surviennent, personne ne s’étonne de la violence, qui ne fait que conforter ce que l’on pensait de la profession, et l’enfermer dans un ghetto qu’elle a créé.
La révolution numérique, GPS, internet, ouvre le métier à des « semi-professionnels » qui y voient une opportunité de boucler la fin du mois.
Le Ministre fait les « gros yeux » contre les « francs tireurs », les rappelle à la loi Thévenoud (un gag!). Il oublie simplement qu’à terme la loi accompagne – avec retard certes – l’évolution de la société. Le problème ne sera pas réglé à coups de menton. Il ne s’agit pas d’un simple problème de « casseurs »; il faut aussi coller aux réalités, comprendre que le numérus clausus imposé par une profession est anachronique, que la France n’est pas un îlot de conservatisme dans un monde en mouvement. Que pour la plupart des touristes l’entrée dans notre beau pays commence par la soupe à la grimace de chauffeurs peu motivés. Le rôle des Pouvoirs Publics n’est pas uniquement de sévir, voire punir, il est aussi d’écouter, de ne pas mettre de l’huile sur le feu, avec des promesses de fermeté et de justice, lorsque celle-ci hésite!
A moins que cette nouvelle agitation permette d’oublier les derniers et désastreux chiffres du chômage.
Pino le motard
juin 18
Le point de vue de Patrice Stern, sur le Premier ministre et sa réputation.
Comment se fait-il que de temps à autre, l’ensemble des français et du monde médiatique résonne d’un même son?
Une même voix semble s’élever, clamant et dictant, de façon péremptoire sinon impérialiste, ce qui doit être la vérité unique.
C’est évidemment l’épisode Valls, qui nous fait à nouveau ressentir ce symptôme. La petite musique univoque, irraisonnée des medias.
Pour un Premier ministre si peu respectueux de nos sous, le bûcher est dressé: brulons Valls, qui conjugue sans vergogne le plaisir sportif en famille et un soi-disant rendez-vous de travail avec un Michel Platini bien complaisant.
Bien qu’isolé dans cet hallali, j’aimerais  prendre un peu de recul, relativiser, raison garder. Le coût supposé du voyage, 20 000 euros, justifie-t’il ce formidable brouhaha médiatique, ces débats hypocrites de journalistes que l’on sait par ailleurs irréprochables?
A l’écart, je n’ose rien dire. Les medias ont décidé que nous étions face à un événement d’une importance capitale. Cela ne se discute pas. La réprobation générale rapproche les citoyens. L’opinion publique est devenue tribunal. Pour le plaisir. Pour oublier un moment les vrais soucis de la France d’en bas. Ça défoule, et le français, volontiers taquin se retrouve dans cet écart.
À contre-courant, je n’ose rien dire, j’ai peur d’être seul à penser autrement…alors je me tais, et écris cette « petite chronique ».
Patrice