oct 10

On peut séduire de multiples façons.

On peut soulever l’intérêt, voire l’enthousiasme, susciter le doute, créer le désir sans pour autant convaincre.
On peut ainsi être choisi par défaut, faute de combattants  (ou excès !) crédibles.

Mais la plupart du temps ceux qui choisissent cette voie, qui suppose talent et opportunisme, bénéficient d’un minimum de notoriété, voire d’un brin de réputation de la fonction convoitée.

Dans la vie artistique, l’explosion d’un talent et sa reconnaissance publique est aussi fréquente que la descente aux enfers qui la suit. Les medias « chauds » ne font aucun cadeau. Leur appétit d’ogre veut de la chaire fraiche pour un public infidèle à ses idoles.

Dans la vie quotidienne, ces mêmes medias – accessibles à tous – peuvent donner l’illusion de nous sortir de l’anonymat, un moment. La plupart y cèdent pour « rester dans le coup » ; sans conviction.

Dans la vie politique, reflet d’une société impatiente et crédule, on confie désormais son destin à de nouveaux venus dans ce monde de grands carnassiers. La jeunesse ou l’inexpérience devient avantage et les nouveaux venus n’ont pas les casseroles traditionnelles des vieux routiers. Tant mieux, sans doute.

Faute de réputation dans l’exercice du pouvoir, il y a urgence pour le public – et leurs adversaires – à les « classer », les mettre dans un « ghetto » de perception dont il sera bien difficile de sortir.

Certain affiche une pensée « complexe ». Il faudra simplifier. Alors ce sera plus commode de le brocarder comme président des « riches » alors qu’il ne fait que tenter de recoller notre fiscalité à celle de pays « mieux portants ».

Tel autre, habile bonimenteur, richissime après de multiples faillites, roi des démagogues, qui affirme au quotidien la toute puissance de son pays, flattant les uns et promettant aux autres l’intenable, échappe à tout qualificatif. Alors, il sera le président « imprévisible »…et sa pathétique réputation se bâtit ainsi.

A la fin de leurs mandats, ils auront ainsi – a posteriori – une réputation de Président.

Au lieu de se fonder sur un passé (avec le succès que l’on sait pour nos derniers présidents qui promettaient tant !), les électeurs font désormais des paris. Sur l’intelligence dans un cas, le populisme dans l’autre.

Imputer ce changement aux nouveaux medias serait inexact car il y a bien des « heures de vérité » dans les débats qui opposent les candidats. Il y a des moments de révélation des insuffisances, des personnalités, des faux talents…

Etre un bon acteur ne suffit pas mais peut largement aider des personnages aux accents de télé-évangélistes, vendeurs de rêve.

Etre volontariste, surfer sur le mécontentement naturel ou les peurs des électeurs, ne suffit pas à compenser une évidente incompétence.

Sans oublier que pour être l’ « élu », il faut aussi être là au bon moment, exploiter les erreurs de ses concurrents et un peu de chance !

Pour la réputation, tant pis, on verra plus tard.

Pino chagrin

avr 24

Il ne suffit pas de se bâtir un patrimoine réputation, un capital sur lequel on pourrait tirer au fur et à mesure des besoins ou des mésaventures.

Plus solide qu’on ne le croit, la réputation, notamment celle des hommes publics, est fragile. D’autant plus fragile qu’on l’a construite sur le respect de valeurs partagées.

Il faut la nourrir par des actes et non de simples déclarations.

L’écueil principal avec une « bonne » réputation réside dans les exigences du comportement.

L’homme public devient l’obligé de sa réputation dans sa vie privée !

Après tout, il l’a bien cherché, lui qui, pour quelques suffrages, a entrouvert la porte de sa maison.

Avoir une réputation sulfureuse, ne crée pas les mêmes obligations.

La révélation d’un tourment ne suscite pas la surprise et affecte peu la réputation. Souvent même, elle l’a conforte.

Lorsque la réputation des uns est ternie et que le doute s’installe, que celle des autres est cantonnée dans une idéologie, il ne reste plus qu’à se tourner vers la nouveauté ou le plus offrant.

Ainsi en va t’il des élections présidentielles ?

Un premier tour qui voit la défaite d’un candidat favori à la réputation soudain écornée et celle de ceux qui promettaient la lune.

Un second tour ou le jeune favori fait tout pour ne pas emprunter la réputation de ceux qui le rejoignent par conviction ou intérêt.

Face à des électeurs déçus par les professionnels de la politique, il ne veut pas devenir prisonnier d’une réputation à crédit.

Moderne, il préfère l’image à la réputation.

Un pari !

Pino, attentif

mar 10

Alors que les réputations usurpées se dévoilent et se dénoncent, que beaucoup se sentent trahis, qu’affirmer une conviction soulève le doute, il est bon de retrouver un peu de fraîcheur en s’attardant sur le passé.
Les réputations de nos contemporains se confrontent aux rumeurs véhiculées complaisamment par les mauvaises langues ou les bonnes âmes. Pour maquiller l’intention de détruire on parle de post-vérité. Après le principe de précaution, le principe de suspicion influence nos jugements.

A qui se fier?

Il est vrai que l’actualité éclaire douloureusement la question. Il est vrai aussi que s’en remettre à la réputation relève plus souvent de la facilité que de l’analyse critique. Mais il est tout aussi vrai qu’entre l’aventure et la promesse, quelquefois fallacieuse, qu’apporte la réputation, celle-ci engendre moins de déceptions.

Laissons de côté l’actualité politique largement commentée!
Regardons plutôt la légende et au delà le mythe qui la nourrit souvent.

Une marque, au contraire de bien des hommes publics ne peut bâtir sa réputation dans le mensonge. Le Tribunal du Marché est plus exigeant que celui de l’Opinion et moins versatile que les médias qui préfèrent trop souvent l’écume. Lorsqu’une marque est prise en flagrant délit, la sanction morale rejoint celle du marché et au besoin de la justice. Elle se défend mais ne se dérobe pas, car il lui faut être au rendez-vous tous les jours et non à de simples échéances.

Il y a même des marques qui ne mentent jamais.
Chacun en connaît dans son univers.
Dans la beauté, le luxe, les vins, les voitures ou les motos, par exemple. Leur promesse est rassurante.
Mythiques par leur histoire, elles nous font partager un imaginaire. Le mythe n’a pas de religion normée, ni de pays. Il crée un « entre soi ». On s’y reconnaît, se retrouve en confiance. La Ford T est un mythe tout comme la Harley-Davidson aujourd’hui. Nul besoin de littérature pour promouvoir les valeurs de la Harley, la liberté bien sûr, la solidarité aussi lorsqu’on entre dans la famille étroite des passionnés.

L’histoire parle pour ces marques mythiques.

La petite histoire parle aussi, hélas, pour beaucoup de nos hommes publics.

Pino, « on the  road again »

sept 04

Le paradoxe de la réputation d’un Président.

Parmi les multiples qualités que l’on souhaite voir incarner par un Président de la République, l’honnêteté figure naturellement au premier plan, avec, bien sûr, l’autorité nécessaire au père de la nation, surtout dans la tempête.

L’observation des élections suprêmes dans la grande majorité des pays, y compris les ténors de ce monde, montre qu’il y de l’espace entre la déclaration du citoyen et son comportement.

Un peu d’histoire électorale de la Vème République éclaire aussi ce paradoxe largement partagé.

En 2002, un sondage place en tête des qualités attendues d’un président, l’honnêteté. Une autre question classait les candidats sur ce critère et, en fin de peloton, on retrouvait Jacques Chirac, présumé innocent.

Que croyez-vous qu’il advint ?

Jacques Chirac fut élu, avant d’être condamné au terme de son mandat pour « abus », et d’être le président préféré des français. Bien sûr, il ne s’agissait que de broutilles. Rien à voir avec les détournements d’hommes et femmes politiques africains ou d’Amérique du Sud, ou même russes.

Bref, il ne faut guère se fier à ces sondages qui mélangent morale affichée et éthique pragmatique. On n’est pas obligé de respecter pour faire confiance et donner les clés de sa maison. Surtout en période difficile.

Pour beaucoup, le principal est plus dans la promesse que dans celui qui l’énonce.

Ainsi de François Hollande dont les promesses ne sont que la caricature du mensonge politique. Faire rêver d’un monde meilleur est un talent de bonimenteur, et non de menteur en politique.

L’actualité est l’interrogation sur la candidature d’Emmanuel Macron.

Au cours de la Vème République, tous les présidents avaient en se présentant, une véritable réputation de Président forgée avec le temps, l’expérience et le talent.

A bien y regarder, à part un vrai talent, Macron ne semble pas répondre aux autres critères.

Au pays de Voltaire, son expérience paraît un peu courte,…et même discutable.

Les plus sévères à gauche soulignent même que « sa » grande réforme se résume à quelques bus et dimanches d’ouverture, et que la révolution numérique qu’il revendique doit beaucoup à Fleur Pellerin.

Le temps pourrait jouer pour lui. La France rêve toujours d’un Kennedy français. Nous avons eu Giscard, mais celui-ci a fait défaut ; du gâchis !

Mais revenons à l’honnêteté. Le calcul de François Hollande, plutôt un souhait, est de se confronter à Nicolas Sarkozy au second tour. Un souhait largement partagé par l’ex-président, sur le fil du rasoir judiciaire…Encore faudrait-il qu’ils soient au second tour ?

Le pire, pour le pays, est d’avoir « des » présidents élus par défaut et l’actualité ne rend guère enthousiaste.

Pino compréhensif

juin 28

Ça devait arriver.

Certains l’avaient prédit, d’autres s’y étaient opposés et bien peu l’avaient affectivement souhaité.

Il est vrai qu’après des liaisons passionnées et épistolaires, empruntant davantage aux intérêts du moment qu’à Roméo et Juliette, la rupture ne devrait pas surprendre.

Réputation oblige.

Après des siècles de fiançailles ponctués de multiples infidélités, de serments ou de simples promesses, il avait pourtant été question de mariage. De doctes juristes avaient préparés des papiers aux contenus ambigus et obscurs.

Bien peu avaient été signés.

Chacun a fait semblant, tout en se méfiant de l’autre, expérience séculaire aidant. Il y eut même des moments, lors des tempêtes, où un témoin aurait pu croire à la force de leur union. Mais, il y en eut surtout, lorsqu’il était question d’argent, où le couple se déchira.

Réalistes, les concubins, traversèrent la plupart de ces épreuves au détriment du plus sentimental.

La belle et perfide « isolée » avait bien des atouts et son passé méritait le respect. Il ne fallait pas la laisser filer, ne serait-ce que pour ne pas donner le mauvais exemple aux plus frivoles des compagnons ?

Mais, l’union battait de l’aile et, au détour d’une échéance, le chef de la concubine réveilla la fierté du peuple, y ajoutant que l’ile était proche de l’invasion ; d’autres ajoutèrent qu’il fallait fermer le tunnel et laisser les envahisseurs sur le continent, mais pas leurs sous.

Bref, le vers était dans tous les fruits, et le divorce fut réclamé…alors que le mariage n’avait jamais été célébré. Bien sûr, il y avait eu – au fil des siècles – large consommation ; avec de bons et mauvais souvenirs. On trouve même, surtout dans les livres, de part et d’autres du grand Canal, des traces de moments passionnels entre deux bagarres.

Sans mariage pas de divorce, mais beaucoup de papiers accumulés au fil de « marathons » administratifs et politiques. Beaucoup de promesses, d’engagements, d’arrangements de circonstance et surtout d’affaires en commun.

Après plus de 40 années de concubinage, avec plus de méfiance que d’affection, de « non-dits » et de clashs, de célébration des moments glorieux et partagés de chacun, on finissait par croire à l’amitié.

Et d’ailleurs, lorsque le peuple prit la parole, bien peu crurent à la séparation.

Il faut un certain  courage pour se séparer. Et les insulaires n’en manquent pas, d’orgueil aussi.

Dans la vie personnelle comme dans la vie politique on s’habitue à un certain confort, affectif et économique. Lorsque le cœur n’y est pas, les conflits d’intérêt se multiplient, y compris lorsque la sortie concerne des adultes soi-disant intelligents. La séparation réveille aussi les passions.

Et, il est bien fréquent que celui qui demandait la liberté, soit le premier à renâcler devant le nouveau chantier. Après avoir vécu dans l’hypocrisie, le rappel à la réalité est une épreuve révélatrice de la force des caractères.

Dans les belles histoires, chacun reprend son chemin et solde les comptes ; on se souhaite bonne chance en tentant de préserver l’essentiel.

Après ces expériences douloureuses, il y en a même qui se retrouvent.

Il ne faut jamais dire « jamais » !

Good luck

Pino sorry

mai 01

Nous vient l’envie d’appliquer à Monsieur Platini ce poème de Rimbaud : « on n’est pas sérieux quand on a 17 ans… sous les tilleuls verts de la promenade ».

On n’est donc pas sérieux Monsieur Platini quand on a 60 ans et qu’on se promène sur les rives du lac de Lausanne.

Monsieur Platini vous êtes furieux, vous en voulez à la terre entière, les médias, les méchants journalistes, le juge Eckert et le TAS bien entendu. Tous ceux qui – vous semble-t-il – veulent mettre fin à votre carrière exceptionnelle de dirigeant où vous deviez finir naturellement dans le fauteuil de Président de la FIFA.

Et pourtant je voudrais vous dire que pour nous, supporters de toujours, votre attitude nous choque et qu’on souhaiterait vous poser une seule question : pourquoi ces 2 millions de dollars pour des travaux effectués entre 2002 et 2004 ? Qu’est ce qui fonde ce tarif ? Quelles sont vos compétences, vos savoir- faire qui justifient qu’on puisse vous payer environ  100 000 dollars par mois ?

Pouvez-vous nous dire les travaux réellement effectués, pouvez-vous nous dire si les rapports existent et qui démontrent votre travail ? De cela vous n’en parlez pas : comprenez donc nos doutes !

Pour nous hélas vous vous êtes disqualifié vous-même ; oui cette fois-ci le carton rouge est pour vous !

Il nous semble que vous l’avez bien mérité.

Patrice

oct 01
30, 40, 50 milliards d’euros sont les montants avancés pour chiffrer les pertes financières découlant de la tricherie révélée du constructeur allemand. Et pourtant, il n’y a « pas mort d’homme », comme dans les catastrophes de Bhopal, Toulouse, Servier,…

Dans l’affaire du benzène dans le Perrier, il n’y avait que 13 bouteilles contaminées! Et pourtant l’entreprise a perdu la moitié de son chiffre d’affaires, a du se séparer de la moitié de ses salariés, a été cueillie par Nestlé, et n’a retrouvé son volume que 25 ans après l’incident.

Volkswagen devra t’il attendre une génération pour retrouver son statut et ses résultats? Probablement pas, et les concurrents auraient tort de se réjouir, même si, à court terme, il va falloir défendre chèrement sa peau.
Côté business, il y a fort à parier que sur son marché national, la marque populaire mythique – après un moment de honte - des excuses soient vite trouvées pour expliquer la manip. Après tout, il ne s’agissait que de répondre à des normes américaines protectionnistes. En matière de pollution, l’Allemagne construit encore des centrales à charbon!
Aux Etats-Unis, le pragmatisme prendra vite le dessus. Bien sûr, il faudra payer de lourdes amendes, négocier avec des consommateurs bernés mais réalistes. L’argent effacera en partie la faute. Et après une courte période de pénitence, quelques efforts commerciaux, le business reprendra.
En France, la consigne est de ne pas trop taper sur la marque allemande. Une fois récupérés les bonus versés à tort (1 milliard selon certains experts), la crainte est de voir le marché des diesels s’effondrer; ce qui ne ferait pas l’affaire des constructeurs français!
Il est à craindre aussi que la tricherie n’ait un coût social, dans les usines et les concessions. L’anticipation et la réalité d’une baisse des ventes engendre des comportements frileux. Il faudra donc faire appel à la chirurgie, hélas.
Côté commercial, économique et financier, Volkswagen passera le cap.
Côté réputation, l’affaire est plus complexe.
Que l’on triche sur le « bas de gamme », cela peut s’expliquer; mais que le mensonge s’applique aussi à des marques qui font payer largement le prix de la confiance, ce sera plus difficile à faire avaler. A moins qu’Audi, concerné de façon mineure, n’arrive à passer au travers des gouttes. L’éclatement des marques au sein du groupe Volkswagen devrait permettre de créer des « poches » de moindre turbulence.
En l’état, il est clair que la communication va jouer un rôle crucial, pour le groupe et ses marques.
Un peu moins d’arrogance dans une publicité qui revendiquait la « deutsche qualität » au coeur de son message, est une obligation.
Après la triche, aucune maladresse ne sera permise.
On peut compter sur Volkswagen pour qu’il honore ses futures dettes, mais le constructeur aura t’il l’humilité nécessaire pour retrouver la confiance?
A suivre.
Pino reste confiant.
sept 22
Le mensonge est le pire ennemi de la réputation.

Dans la vie politique, les mots n’ont pas le même sens, et une promesse non tenue n’est pas un mensonge. Au mieux une vérité différée. A moins que le contexte, les circonstances, l’intérêt général n’amènent à réviser les positions.

Dans la vie personnelle, l’éthique du moment prend souvent le pas sur la morale. La vie en société retient pour règle que toute vérité n’est pas bonne à dire.
Face au consommateur, au régulateur, surtout anglo-saxon, les choses se compliquent singulièrement.
20 ans après Mercedes, c’est aujourd’hui Volkswagen qui en fait les frais. Pour avoir trop promis!
Mercedes s’affichait comme le roi de la sécurité avant que lors d’un banal « test de l’élan », la voiture – confiée à des journalistes éméchés – ne se retrouve sur le toit. L’image a fait le tour du monde, provoquant des sarcasmes et obligeant la marque à l’étoile à en rabattre. Revendiquer, avec arrogance, la sécurité crée une obligation bien difficile à tenir. Avec le temps, cette aventure – qui a obligé la marque à revoir ses promesses publicitaires et lui a finalement rendu service – relève de l’anecdote. La réputation du constructeur allemand n’a été qu’égratignée, mais la brèche s’était ouverte pour ses concurrents BMW et Audi, à la communication plus « réaliste ».
Les ennuis que rencontrent  Volkswagen sont autrement plus graves. Entre une sortie de route et un mensonge industriel entretenu, puis reconnu, on change de catégorie. Avec un mea culpa le feu a été vite éteint par Mercedes.  En revanche, pour le constructeur géant, l’incendie est loin d’être maitrisé. Cela va être « haro » sur Volkswagen et bien sûr Audi pou longtemps, avec une suspicion généralisée pour les concurrents. Le feu éteint, les épisodes judiciaires viendront rallumer la flamme plus loin…médias et réseaux sociaux vont rivaliser dans les révélations. Bref, la marque munichoise n’est pas sortie de l’auberge. Pour Mercedes, quelques médicaments et un peu d’humour ont suffi. Avec Volkswagen, il va falloir envisager la chirurgie. A commencer par le départ du PdG; mais hélas, avec de probables conséquences sociales.
Quant à la réputation des marques (Audi et surtout Volkswagen), elle sera durablement affectée. L’intérêt revendiqué de l’entreprise  ne saurait atténuer la faute morale.
Comment désormais faire confiance à une marque qui ment sciemment et durablement?
Les Grandes Marques sont aujourd’hui les étendards des nations. Coca-Cola, Apple, Vuitton, Mercedes,..Tromper le consommateur, c’est faillir à la parole du citoyen et porter préjudice à son pays.
Ce n’est pas par hasard que la chancelière Angela Merkel, cherche à reprendre la main sur un dossier bien délicat.
La réputation suppose l’excellence de tous.
Surtout pas d’amalgame!
Pino écolo
juil 01
« On ne ferme pas la porte à Platon » disait Valéry Giscard d’Estaing pour imposer l’entrée de la Grèce dans l’Union européenne. Un de mes amis ajoutait récemment « les grecs ont enfanté Périclès, pas les  allemands…mais à la fin c’est l’Allemagne qui gagne », devoir de mémoire oblige! Junker et Merkel gardent la balle.
Personne ne dira que la Grèce n’est pas responsable de ce qui lui arrive. Ce n’est pas l’Europe qui a imposé les privilèges fiscaux de l’Eglise orthodoxe ou des armateurs, les arrangements des hôteliers et commerçants, rois du sans-facture. La dette, déjà non gérable, existait bien avant l’arrivée de Tsipras. Ce qui n’était que démangeaison devient prurit aigu pour les dirigeants européens qui ont voulu faire l’autruche et passer le bébé des banques aux pays membres. Depuis près de 6 mois, le Premier Ministre grec demande une inévitable restructuration de la dette et s’efforce davantage de rendre sa fierté à un peuple meurtri que de traiter le malade. Habile et  truqueur, Tsipras a promené des interlocuteurs divisés, et qui doivent aujourd’hui se rendre à l’évidence: la Grèce ne pourra jamais payer.
Et puis, coup de théâtre, le dos au mur, le magicien démagogue, se retranche derrière l’avis du peuple. Comment ne pas s’incliner devant cet appel au référendum par le peuple qui a inventé la démocratie? Les technocrates de Bruxelles ne peuvent qu’attendre les résultats,…en croisant les doigts. Mais, après tout, peu importe le score. Nous français, savons bien ce qu’il en va de ce recours à l’opinion publique: le 29 mai 2005, près de 55% de nos concitoyens dirent non au traité européen. Pour rien! Référendum vite enterré et qui marque toujours l’esprit des français et accroit notre méfiance envers l’Union européenne?
Sur le blog « Changer l’Europe » les économistes (dont S. Villemot) écrivent « quoiqu’il advienne, les grecs peuvent déjà s’enorgueillir d’avoir porté au pouvoir un gouvernement qui, jusque là, a réussi à tenir tête à des créanciers bloqués sur une logique d’austérité destructrice ».
Avis que je partage.
Patrice Stern

Démocratie versus technocratie, par Patrice
« On ne ferme pas la porte à Platon » disait Valéry Giscard d’Estaing pour imposer l’entrée de la Grèce dans l’Union européenne. Un de mes amis ajoutait récemment « les grecs ont enfanté Périclès, pas les  allemands…mais à la fin c’est l’Allemagne qui gagne », devoir de mémoire oblige! Junker et Merkel gardent la balle.Personne ne dira que la Grèce n’est pas responsable de ce qui lui arrive. Ce n’est pas l’Europe qui a imposé les privilèges fiscaux de l’Eglise orthodoxe ou des armateurs, les arrangements des hôteliers et commerçants, rois du sans-facture. La dette, déjà non gérable, existait bien avant l’arrivée de Tsipras. Ce qui n’était que démangeaison devient prurit aigu pour les dirigeants européens qui ont voulu faire l’autruche et passer le bébé des banques aux pays membres. Depuis près de 6 mois, le Premier Ministre grec demande une inévitable restructuration de la dette et s’efforce davantage de rendre sa fierté à un peuple meurtri que de traiter le malade. Habile et  truqueur, Tsipras a promené des interlocuteurs divisés, et qui doivent aujourd’hui se rendre à l’évidence: la Grèce ne pourra jamais payer.Et puis, coup de théâtre, le dos au mur, le magicien démagogue, se retranche derrière l’avis du peuple. Comment ne pas s’incliner devant cet appel au référendum par le peuple qui a inventé la démocratie? Les technocrates de Bruxelles ne peuvent qu’attendre les résultats,…en croisant les doigts. Mais, après tout, peu importe le score. Nous français, savons bien ce qu’il en va de ce recours à l’opinion publique: le 29 mai 2005, près de 55% de nos concitoyens dirent non au traité européen. Pour rien! Référendum vite enterré et qui marque toujours l’esprit des français et accroit notre méfiance envers l’Union européenne?  Sur le blog « Changer l’Europe » les économistes (dont S. Villemot) écrivent « quoiqu’il advienne, les grecs peuvent déjà s’enorgueillir d’avoir porté au pouvoir un gouvernement qui, jusque là, a réussi à tenir tête à des créanciers bloqués sur une logique d’austérité destructrice ».Avis que je partage.
Patrice Stern

juin 24

On apprend à l’école qu’il n’est pas beau de jouer contre son camp.


Le pari contre son club de Montpellier par Nikola Karabatic (présumé innocent?), sa famille et quelques proches n’est pas glorieux et heurte l’éthique sportive et la morale courante.

Ce petit monde tente le coup. Après tout, pourquoi pas? Que celui qui n’a jamais franchi la ligne jaune lui jette la première pierre, le premier ballon.

Mais le mauvais coup hier devient une faute aujourd’hui: quand Nikola nie avec arrogance d’avoir été au courant, quand il influence sa femme pour qu’elle porte le chapeau. Beau couple!

On sait depuis lurette que sortis du terrain, nos champions nous ressemblent. On pardonne une main qui traine, une tête vengeresse, qui font gagner ou perdre un match, sinon l’honneur de l’équipe.

99% des paris sur le match sont issus de l’entourage de la star. Mais Nikola, tel l’un des trois petits singes, n’a rien vu, rien entendu, et bien sûr rien dit.

Droit dans ses bottes, agressif, il affirme n’être au courant de rien.

Le Procureur tonne « l’opinion publique aurait compris s’ils avaient avoué ce que je considère comme une bourde, une boulette ». « Sans doute » , ajoute-t’il « ils s’en seraient sortis grandis ». Voire!

Le fair-play aurait conduit à reconnaître l’escroquerie. Le public est indulgent pour ses champions, même si la justice n’a pas la même faiblesse.

Autant vous dire, cher Nikola, que vous marquerez encore beaucoups de buts, que votre talent  marquera l’histoire de votre sport. Mais l’image de l’homme ironique, pour le moins truqueur, entachera pour longtemps votre réputation. Soyez sûr que nous vous regarderons avec plus d’émotion que de respect.

Courageux sur le terrain, lâche dans la vraie vie.

Dommage!

Patrice