mai 12

Lorsque la réputation des hommes publics ne rencontre plus la morale du moment, que la déception est à la hauteur des engagements non tenus, alors on se tourne vers ceux dont la jeune réputation ne connaît pas le discrédit. Pour ces startups de la politique, l’enthousiasme n’est pas toujours au rendez-vous.

Nouveaux talents, élus souvent par défaut, ils suscitent plus d’intérêt et d’espoir chez nos voisins que pour un peuple désabusé par tant de promesses répétées.

La jeune réputation du nouveau président, ses premiers pas, semblent être de nature à favoriser le rebond !

Heureusement, il y a la Bourse, qui s’intéresse plus à l’avenir qu’à un morne passé. Optimiste par obligation, la Bourse spécule, anticipe et quelquefois rassure. Réaliste  par expérience, elle sait aussi prendre quelques risques mesurés.

Au 10 mai 2017, les performances boursières des sociétés cotées les plus réputées (notées au moins 4R par l’Observatoire de la réputation en 2015) confirment à nouveau que la réputation apporte une plus value boursière à moyen terme.

Depuis le 1er janvier 2015, les 10 sociétés composant le reputation index (LVMH, L’OREAL, DANONE, MICHELIN, AIRBUS, AIR LIQUIDE notées 5R, et LEGRAND, PERNOD-RICARD, SAINT-GOBAIN notées 4R) ont progressées de plus de 40% en moyenne, alors que l’indice CAC 40 ne gagnait que 26% !

Les meilleures performances venant d’AIRBUS (+88%), et de deux sociétés « familiales » LVMH (+76%) et MICHELIN (+63%).

A l’inverse, les sociétés les moins réputées (notées 2R en 2015), ne progressent que de 11%.

Plus étonnant, est la survaleur apportée par la réputation à court terme : sur les 6 derniers mois, le CAC 40 a progressé de 19% et le reputation index de 25%.

Ce résultat est d’autant plus intéressant que la réputation fonctionne en général comme une assurance, récompensant les plus vertueux dans le temps. Mais on voit ici qu’en Bourse, la réputation peut avoir une valeur spéculative.

Il est vrai qu’on est ici dans la « vraie vie », que les promesses ne suffisent pas et que la réputation se fonde alors sur des réalités.

Il est vrai aussi que la réputation d’une startup dans le domaine économique ou politique peut, à l’ère du numérique, se bâtir en quelques années, voire quelques mois.

L’école qui forme le plus de nouveaux entrepreneurs, HEC, n’a t’elle pas comme signature « apprendre à oser ».

Pino, intéressé