nov 12

krach 2Les sondages devraient être payés en fonction de leur utilité et non au gré des besoins financiers de vagues intermédiaires.

Avec l’affaire Urba, le public avait découvert le bon business de certaines officines d’études de marché, véritables collecteurs (ou plutôt « receveurs ») de taxes pour financer des campagnes électorales du Parti socialiste.

Avec l’affaire des sondages de l’Elysée, on apprend comment un soi-disant génial conseiller multiplie par 6 le prix d’un sondage pour le revendre à son client président.

Mieux que pour un grand cru à la Tour d’Argent.

Même si l’exceptionnel n’a pas de prix, on constatera en souriant, faute de mieux, que la valeur ajoutée par l’expert en question, Patrick Buisson, n’a pas empêché l’effondrement de la cote d’amour de son client.

Un moment redevenus discrets sinon modestes (aucun n’avait prévu la présence de Le Pen au 2ème tour en 2002), les sondeurs reviennent parader sur les plateaux de TV pour nous exposer des évidences.

Après avoir failli dans la prévision de l’avenir, ces Pythies modernes s’intéressent aussi au passé.
Un sous-ministre teste un projet, une indiscrétion relate que le fils du président serait nommé (pardon, élu ), …vite un sondage !

L’opinion publique est remplacée par le Tribunal de l’opinion, suprême institut de sondage, élevé au rang d’institution par les sondeurs.

Bien sûr, il y a quelques actes de courage politique comme la taxe carbone qui ne soulève guère l’enthousiasme du citoyen, ou le bouclier fiscal qui en réjouit un petit nombre.
On sonde tout, n’importe quoi, n’importe comment.

On pose des questions qui ne servent qu’à animer les débats des plateaux de TV où se croisent les habitués. C’est d’ailleurs bien la première utilité des sondages que de nourrir les sondeurs … et leurs assesseurs.

A en croire un dernier sondage, DSK battrait Sarkozy en 2012, qui ferait jeu égal avec Bayroux, mais renverrait Ségolène Royal dans le Poitou. Ouf, on aurait échappé au pire.
A part alimenter la chronique, faire oublier l’essentiel, il y a là quelque chose de surréaliste.

Deux ans avant l’élection, les mêmes sondeurs affirmaient que Giscard était imbattable, que Mitterrand serait battu par Chirac, lequel battrait Jospin, avant d’être défait par Balladur contre toute attente,…

Au fond, tout cela est plutôt rassurant sur l’exercice de la démocratie.

Pino l’ex Pythie

Ajouter ou lire les commentaires pour “Vive les sondages”

  1. Un ami a dit :

    Cher Pino,

    Arrêtes de taper sur Sarko;
    Il t’a fait quoi?

    Un ami

  2. Pino a dit :

    Cher « ami »,

    Comme tu l’auras remarqué, je n’ai rien contre Sarko, son fiston, ses potes, ses ministres et surtout sous-ministres.
    Juste un coup de menton contre les sondeurs qui paradent et racontent des conneries. La plupart se font payer très chers. J’ai même entendu dire que certains ne gardaient pas tout l’argent pour eux et que les plus futés ne payaient même pas les sondages qu’ils revendaient à prix d’or à des clients complaisants.

    Pino le nostalgique

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