déc 18

justice_editedPapa Noël apporte deux bonnes nouvelles ce matin.

Julien Dray et Richard Gasquet seraient blanchis, disculpés, mis hors de cause.
Le Tribunal de l’opinion, alerté par des journalistes médisants ( relayés par Pino, modestement) était allé un peu vite en besogne, en pointant un politique collectionneur de beaux objets et ayant tendance, comme beaucoup de ses collègues, à mélanger les chéquiers.

Pour ce champion au hit-parade des menteurs de l’Observatoire de la réputation, mea culpa donc.  Pas de condamnation, ouf!

Les juges retiendront un simple rappel au droit ; ce qui, entre mauvaises langues, est une façon de confirmer les faits sans punir l’auteur.

Réhabilité au regard de la justice, le député de l’Essonne, va pouvoir sous le regard amical de ses camarades et ironique de ses faux-amis, retrouver les estrades et donner des leçons de morale tout en nous promettant la lune en Ile de France.

L’erreur de conduite de Dray n’affectera pas son casier. En revanche, elle écornera singulièrement son maigre capital réputation. Le Tribunal de l’opinion, friand d’ambiguïté et peu complaisant, accompagnera longtemps de ses sarcasmes notre édile.

L’affaire du baiser cocaïné de Pamela à Richard est d’une autre nature.

Chacun avait accueilli la nouvelle avec le sourire, alors que les maladresses de l’homme politique avaient suscité l’ironie.

Comme quoi, le Tribunal de l’opinion fonctionne largement à la tête du client. Les explications embarrassées du champion, étaient plus touchantes que convaincantes. Nous avions envie de croire le gamin piégé à l’insu de son plein gré.

Richard Gasquet nous est spontanément sympathique alors que Julien Dray ne suscite guère ce sentiment.

La réputation se fonde largement sur l’émotion et peu sur les faits, ce qui explique largement la cote d’amour de Jacques Chirac, malgré certaines évidences. Et Gasquet, sur un registre ludique certes, nous a émus, alors qu’au fond Dray, ne fait que nous conforter dans l’idée que politique et argent ne font pas bon ménage.

Il n’empêche, les juges, raisonnables et documentés, ont décidé : circulez, il y a rien à voir!
Un mea culpa souriant, donc.

Pino

PS – N’hésitez pas à voter pour corriger l’injustice…

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