sept 22
Le mensonge est le pire ennemi de la réputation.

Dans la vie politique, les mots n’ont pas le même sens, et une promesse non tenue n’est pas un mensonge. Au mieux une vérité différée. A moins que le contexte, les circonstances, l’intérêt général n’amènent à réviser les positions.

Dans la vie personnelle, l’éthique du moment prend souvent le pas sur la morale. La vie en société retient pour règle que toute vérité n’est pas bonne à dire.
Face au consommateur, au régulateur, surtout anglo-saxon, les choses se compliquent singulièrement.
20 ans après Mercedes, c’est aujourd’hui Volkswagen qui en fait les frais. Pour avoir trop promis!
Mercedes s’affichait comme le roi de la sécurité avant que lors d’un banal « test de l’élan », la voiture – confiée à des journalistes éméchés – ne se retrouve sur le toit. L’image a fait le tour du monde, provoquant des sarcasmes et obligeant la marque à l’étoile à en rabattre. Revendiquer, avec arrogance, la sécurité crée une obligation bien difficile à tenir. Avec le temps, cette aventure – qui a obligé la marque à revoir ses promesses publicitaires et lui a finalement rendu service – relève de l’anecdote. La réputation du constructeur allemand n’a été qu’égratignée, mais la brèche s’était ouverte pour ses concurrents BMW et Audi, à la communication plus « réaliste ».
Les ennuis que rencontrent  Volkswagen sont autrement plus graves. Entre une sortie de route et un mensonge industriel entretenu, puis reconnu, on change de catégorie. Avec un mea culpa le feu a été vite éteint par Mercedes.  En revanche, pour le constructeur géant, l’incendie est loin d’être maitrisé. Cela va être « haro » sur Volkswagen et bien sûr Audi pou longtemps, avec une suspicion généralisée pour les concurrents. Le feu éteint, les épisodes judiciaires viendront rallumer la flamme plus loin…médias et réseaux sociaux vont rivaliser dans les révélations. Bref, la marque munichoise n’est pas sortie de l’auberge. Pour Mercedes, quelques médicaments et un peu d’humour ont suffi. Avec Volkswagen, il va falloir envisager la chirurgie. A commencer par le départ du PdG; mais hélas, avec de probables conséquences sociales.
Quant à la réputation des marques (Audi et surtout Volkswagen), elle sera durablement affectée. L’intérêt revendiqué de l’entreprise  ne saurait atténuer la faute morale.
Comment désormais faire confiance à une marque qui ment sciemment et durablement?
Les Grandes Marques sont aujourd’hui les étendards des nations. Coca-Cola, Apple, Vuitton, Mercedes,..Tromper le consommateur, c’est faillir à la parole du citoyen et porter préjudice à son pays.
Ce n’est pas par hasard que la chancelière Angela Merkel, cherche à reprendre la main sur un dossier bien délicat.
La réputation suppose l’excellence de tous.
Surtout pas d’amalgame!
Pino écolo

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