jan 28

Il est pour le moins curieux de constater que lors des primaires de droite comme de gauche le rôle de nos dirigeants d’entreprise n’ait jamais été évoqué.

Si le chômage ne diminue guère, c’est la faute des impôts, du coût du travail, des charges sociales, de la conjoncture, de l’union européenne, mais en tout état de cause, il semble que nos dirigeants ne se sentent en aucun cas impliqués !

Le CICE, une immense incitation à agir, a donné lieu à des déclarations de Pierre GATTAZ et son fameux pin’s : on s’engage pour un million d’emploi. Mais on n’a rien vu sinon une augmentation conséquente des rémunérations des grands  dirigeants.

Les dirigeants semblent davantage préoccupés par les aides de l’état, par leurs placements financiers, que par l’innovation, la qualité de leurs produits, de leurs services.

Focus clients, disent-ils, alors que leur vrai focus est le cours de la bourse !

Où sont les investissements promis, où sont les efforts commerciaux ?

Il est vrai qu’en France le commerce est un mot banni des écoles de commerce.

Ces écoles forment des managers, des gestionnaires, des traders, des auditeurs, des consultants, jamais des vendeurs.

Parler commerce, vendeur est vulgaire. Démarcher, vous n’y pensez pas ?

Dire que mon fils ou ma fille est représentant de commerce : quelle déchéance !

V.R.P : quelle injure !

Et pourtant lorsque l’un ou l’autre est au chômage, ce ne sont pas les gestionnaires qui retrouvent le plus vite du travail mais bien les commerciaux, ceux dont on sait, qu’ils savent créer la relation avec les clients dont l’entreprise a besoin !

Patrice

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