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Au-delà de la notoriété et de la réputation, il y a le mythe.

Contrairement à la réputation, regard social fondé sur les valeurs de l’époque, le mythe ne repose sur aucun jugement, il ne « mesure » (« reputare ») pas, il s’inscrit dans le temps, ouvre les portes de l’Histoire.

A chaque siècle et dans chaque activité, la dimension mythique ne retient que peu de sujets.

La force d’un mythe vient souvent du mystère qui entoure l’élu et de la dévotion qu’il suscite. Alors qu’une star se décode en partie au travers de ses actes, le mythe étonne, surprend, captive. Le mythe n’a pas de fans, il a des adeptes.

Il n’y a pas de mythe sans parcours tragique!

Marylin Monroé ou James Dean n’auraient probablement été que de simples stars si le destin n’en avait décidé autrement.

Aujourd’hui à la date anniversaire de la mort de Diana, la presse people inscrit la princesse, dans l’univers mythique. Et de justifier cette promotion par l’histoire tragique de la « Princesse des cœurs », et d’une soi-disant proximité avec le quotidien de chacun d’entre nous.

Dans la vie politique, il faut remonter à l’Antiquité pour, mystère et obscurité aidant,  poètes complaisants aussi, que les grandes figures deviennent des mythes.

Dans la vie économique, on parle aussi de marques mythiques, avec un respect quasi-religieux. Chanel et probablement Dior, marquent leur siècle en lettres d’or, sur fond de parcours tragique.

Dans le monde automobile, porté souvent à l’excès et l’élitisme, les marques mythiques sont nombreuses. Le mythe s’appuie sur une légende relayée, cultivée. Une marque mythique ne meurt jamais, quelle que soit la médiocrité de celui qui en hérite. L’indien Tata rachète Rolls Royce, BMW reprend Bentley, un tycoon chinois investit dans PSA pour relancer la DS.

Il y a un côté cannibale chez les repreneurs d’un mythe. La croyance est toujours présente et on s’achète à bon compte du talent, de la vitalité.

Dans le monde religieux des motards, les marques stars côtoient les mythes italiens et américains.

L’histoire d’Harley Davidson est exemplaire. Marque centenaire, HD a bien du mal à passer les années 50. Faillite à l’américaine et reprise par un fond malin, qui renifle la pépite. Mais l’histoire se termine bien, et aujourd’hui la famille Davidson est revenue au guidon.

Pino motard

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