mar 31

Air Liquide et Essilor détrônent l’Oréal et obtiennent la notation RRRRR

Xavier Fontanet est le patron qui a la « meilleure réputation »

Créée en 1994 par l’Observatoire de la réputation, l’étude de notation des entreprises du

CAC 40 consacre en 2010 Air Liquide pour sa réputation exceptionnelle… et durable.

Pour la première fois, Essilor accède à la notation RRRRR (RRR en 2005).
Sans surprise, Danone, L’Oréal, LVMH, Michelin, St Gobain trustent les places d’honneur, alors que les réputations de Dexia, ArcelorMittal et surtout Total continuent de se dégrader.

L’étude 2010 confirme la plus value qu’apporte la réputation à la valorisation en Bourse des entreprises : + 5% par an en moyenne pour les 10 entreprises les mieux notées en 2000.

En 2009, le rebond boursier des entreprises les plus réputées est spectaculaire : + 51%, alors que le CAC ne progresse que de …22%.

La réputation, concept défensif, serait-il devenu aussi un concept spéculatif ?

Pour Jean-Pierre Piotet, Président de l’Observatoire de la réputation* : « La réputation est d’abord un actif patrimonial qui suppose pour une personne ou une entreprise, du talent, du travail et du temps. L’âge de l’entreprise a une influence considérable sur la réputation. En France, les entreprises les mieux notées ont 130 ans, en moyenne ; et les moins bien notées n’atteignent pas 70 ans ! ». Aux Etats-Unis, grâce à Apple, Google et Amazon, les entreprises accèdent à la reconnaissance plus tôt : 88 ans en moyenne.

La réputation exceptionnelle, durable et rentable (+65% sur 10 ans quand le CAC perd 34% !) d’Air Liquide se fonde largement sur la confiance qu’inspire l’entreprise et un comportement jugé responsable .

Entreprise désormais attractive, Essilor est reconnue d’abord pour la qualité de ses produits, sa santé financière et son management puisque Xavier Fontanet est le dirigeant qui bénéficie de la meilleure réputation, devant Michel Pébereau, un banquier !

Didier Lombard dispute à Henri Proglio le titre du dirigeant ayant la plus mauvaise réputation, devant Arnaud Lagardère !

* Extrait du communiqué de presse de l’Observatoire de la réputation du 30 mars 2010.

mar 13

Trop forts, les Américains!

S’il y a un pays où le mot rebond a un sens, c’est bien sûr aux Etats-Unis.

Alors que chez nous, l’initiative est souvent suspecte et que les courageux devront faire longtemps leur preuves, lutter contre la frilosité des banquiers.

En cas de succès, il faudra avoir la victoire modeste. Dans la défaite, pas d’excuse et profil bas.

La France du XXIème siècle, est bien loin de celle des révolutionnaires ouverte à toutes les idées et hélas aussi à tous les excès. Le conservatisme dans les attitudes et comportements, la bien-pensance dans les discours, le souci de son pré carré dans ses biens ou même sa réputation sont de règle.

Ce qui fait la richesse de notre pays est à coup sûr  son histoire; ce qui en fait sa faiblesse est sans doute sa mémoire. C’est aussi pour cela, que pays latin, nous attachons tant d’importance à la réputation, et au temps qu’il faudra consacrer à la bâtir.

Traversant l’Atlantique on découvre les vertus de l’oubli et la volatilité de la réputation. « Yes we can! » résume la culture américaine, et s’applique si bien lorsqu’il s’agit de construire et pas seulement de protéger. Dans l’exercice, il ne faut pas être alourdi par trop de scrupules, mais le résultat est souvent au rendez-vous.

Le dernier hit-parade du magazine Fortune sur les « Most Admired Companies » (best reputation companies) illustre bien la faculté anglo-saxonne de tourner la page et de fermer un oeil. Alors que les compagnies pétrolières et les constructeurs automobiles ont longtemps trustés les premières places du classement, et que fort logiquement Apple et Google se partagent le podium, Goldman Sachs se classe dans le Top ten de Fortune. Le banquier gagne même 7 places sur 2009!

Fortune précise que malgré son rôle majeur dans la crise financière (sans oublier la spéculation récente en Grèce), le réalisme a prévalu dans les jugements:  Goldman Sachs n’a t’il pas remboursé en 6 mois son emprunt de 10 milliards de dollars et versé 23%  d’intérêts au contribuable américain?

En France, nous sommes plus rancuniers et les banquiers n’ont pas la cote, probablement pour longtemps.

Serions nous plus vertueux?

Pino



Most Admired Companies 2010

fév 25

dessin-jppAprès les déclarations extravagantes de l’ex- patron de France Télécom qualifiant d’ « incidents regrettables » les suicides de collaborateurs supportant difficilement la pression d’un encadrement zélé, le Gouvernement a décidé de reprendre la main.

L’opération anti-stress est lancée et confiée au Ministre du Travail (ex Education), qui se félicite rapidement de la forte mobilisation que l’initiative – fort légitime – suscite.

Pour être sûr que les patrons s’engagent, Xavier Darcos choisit la méthode un peu scolaire du Tableau d’honneur, crée un site « travailler-mieux.gouv.fr » en classant les entreprises du vert (Prix d’excellence) au rouge « bonnet d’âne ». Tant pis pour la réputation des derniers de la classe!

Grande idée a priori, un peu démago et hypocrite certes, mais il faut faire quelque chose, vite. Car notre Ministre est stressé, et comme c’est contagieux, le meilleur moyen pour alléger la pression, c’est de l’imposer, voire la partager.

Effet d’affichage oblige, à quelques mois des régionales, le hit-parade tricolore (vert-orange-rouge) est publié sur le site gouvernemental.

Tant pis pour les entreprises retardataires qui auront oublié de renvoyer leur questionnaire rempli (comme à l’école) ou fait part de leurs intentions pour réduire le stress professionnel : dans le rouge les Galeries Lafayette, SFR, Siemens, Avis…

Heureusement, il suffira de quelques coups de téléphone bien placés pour que le rouge vire au vert.

Ouf ! On passe du gadget de communicant au gag,…sur un sujet qui méritait plus de sérieux.

Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, le Ministre aurait quand même pu se souvenir que la dénonciation publique a laissé quelques traces auprès de l’opinion, que lorsqu’on lutte contre l’élitisme universitaire, on évite le hit-parade des entreprises sur des critères qui ne relèvent que de la « bonne intention ».

La belle époque des punitions est passée, mais avec Xavier Darcos, celle du bonnet d’âne pourrait revenir.

Pino

Travailler Mieux

fév 08

p0Il parait que les français aiment bien leur « boite », surtout petite et en bonne santé, mais on dit aussi que les patrons n’ont plus la cote.

Bien sûr, il ne faut pas généraliser y compris chez les « mercenaires », souvent reconnus pour leur efficacité, mais dont l’arrogance (Henri Proglio) ou la maladresse (Didier Lombard) entachent profondément la réputation.

Car la réputation est d’abord un regard social, au filtre de valeurs d’humanité et de proximité.

La fortune n’a rien à voir dans l’affaire, et les patrons les plus admirés, respectés, peuvent aussi être les plus riches ou les mieux payés, tout comme Bill Gates.

A l’inverse, on peut aussi allier mépris des autres, incompétence stratégique et catastrophe financière, tout comme Jean-Marie Messier l’a démontré aux frais des actionnaires de Vivendi.

Etablir un hit parade des patrons sur la base de leur réputation, analyser la relation entre la réputation du patron, celle de l’entreprise qu’il dirige et sa performance financière, relèvent des axes de recherche de l’Observatoire de la réputation.

La corrélation est étonnante…et rassurante.

Au hit parade 2005 de l’Observatoire, l’entreprise la plus réputée était L’Oréal, dont le patron était Lindsay Owen Jones…dirigeant ayant la meilleure réputation. Accessoirement, il était le mieux payé et aussi le plus performant : sur les 5 dernières années, le cours de L’Oréal a progressé de 40%, quand l’indice CAC 40 ne gagne que 3% !

Quant à l’entreprise la moins réputée, Vivendi, elle perd 11%. Son ex-patron JMM était bien sûr le dirigeant le moins réputé, avant de conduire son entreprise au bord du gouffre tout en continuant à parader sur les plateaux de journalistes complaisants.

Bref, l’exercice du hit-parade est riche d’enseignement : investir dans la société d’un dirigeant réputé, garantit la plus-value à coup sûr.

En 2010, l’Observatoire de la réputation récidive avec les votes de ses bloggeurs.

A partir d’un questionnaire « ouvert », une première liste de patrons a été établie sur la base de leur réputation.

Pour faciliter l’exercice, seuls les 5 premiers de chaque catégorie sont proposés à vos votes.

Il suffit d’un clic (colonne de droite du blog) pour élire le patrons qui a la « meilleure » ou celui qui a la « moins bonne » réputation.

Merci

JPP

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jan 12


Bourse 2010On se doutait que la réputation n’est pas une rente tranquille.

Que travailler dur et promouvoir son talent avec patience n’ouvrent pas forcément à la reconnaissance du public.

Que l’opinion, une fois conquise, se montre capricieuse, voire velléitaire.

Que tout cela est vrai dans notre vie de tous les jours, mais se vérifie aussi dans la vie des affaires.

Qu’ainsi, une « bonne » réputation ne garantit pas de garder son job ou bien de gagner en Bourse.

Et pourtant, avec un fond de morale et d’optimisme, on se doutait aussi que la réputation ne rend pas seulement prisonnier du respect de valeurs partagées, mais que, dans la mouise, la vertu serait récompensée.

Bonne nouvelle, la vertu est enfin récompensée,…tout au moins en Bourse.

Il faut reconnaître qu’on a eu très chaud, et que nos entreprises stars du CAC 40, aimées, respectées ou réputées, ont dégusté en pleine tourmente. La Dame blanche a frappé à l’aveugle, et  il fallait avoir des nerfs d’acier pour regarder fondre ses économies…même placées dans des valeurs pépères.

L’hypothèse fondatrice de l’Observatoire de la réputation (dès 1995 !) suivant laquelle les entreprises réputées résistent mieux aux crises et rebondissent plus vite, a été confrontée à la réalité.
Ouf, ça marche…ou presque !
L’Observatoire de la réputation avait remarqué que les entreprises les plus réputées étaient les plus anciennes (belle perspicacité), mais aussi que les sociétés centenaires étaient deux fois plus performantes en Bourse que la moyenne. Bref, que patience et réputation font la plus-value.

En 2005 (étude Datops), l’Observatoire de la réputation a publié un classement  des entreprises du CAC 40 les plus réputées (notées au moins RRRR) : N° 1 L’Oréal, suivie par Peugeot, Renault, Michelin et Danone. Et en queue de peloton (notées R) : Veolia, Dexia, ST Micro et Vivendi.

Comment nos stars de la réputation ont-elles traversé le grand bazar financier de 2009 ?

Ouf, après avoir trainé la patte, pendant 4 ans, les 5 valeurs les plus réputées redressent la tête en 2009, et progressent de 51% alors que le CAC 40 ne gagne 22%.

Joli rebond !

L’Oréal, la vedette (notée RRRRR), progresse de 25% en 2009 et de 40% sur 5 ans contre 3% pour le CAC.

Quand aux sociétés les moins réputées (R), elles progressent quand même de 16% en 2009, mais perdent 38% sur les 5 dernières années…

Bien sûr, les analystes financiers, pointilleux et désormais plus discrets, relèveront qu’à l’opposé de notre constat, Danone, valeur réputée, a perdu 1% en 2009, alors que Dexia, valeur mal notée, a gagné 39%. C’est  oublier que sur 5 ans, Danone gagne 26%, et Dexia perd…74%.

Ainsi, on peut toujours tortiller les chiffres et alimenter une polémique.

En fait, la réputation tout comme la vertu, n’est pas un actif spéculatif.

Elle est promesse plus qu’assurance et crée davantage d’obligations que d’obligés.

Mais avec le temps, ça finit par payer,…au moins dans les affaires.

Pino

Boursorama

jan 06

transpa 3« Il n’y a rien qui fonde davantage la réputation que le mensonge » relevait aussi Pascal.

Et pourtant, à lire les résultats du hit-parade du mensonge de l’Observatoire de la réputation, il faut bien constater l’indulgence de nos contemporains pour les turpitudes des plus exposés.

 

Face aux mensonges de nos Pinocchios, le Français est plus goguenard que scandalisé. A preuve, le classement établi sur vos votes et non scientifiquement (!) pour désigner le menteur de l’année 2009.

Des résultats sans surprise, où l’on constate qu’il ne suffit pas d’une vérité officielle favorable (décision de justice) pour que le Tribunal de l’opinion, alerté par les médias et l’Internet, s’accorde sur un non-lieu. Ainsi, les moulinets de Julien Dray n’y feront rien, il conserve son Pinocchio d’Or ; délit de sale gueule diront les uns, parcours peu linéaire et ambiguïté pour les autres.

Pas de surprise non plus sur ses dauphins.

Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se disputent la deuxième place ;  plus sous l’effet de leur notoriété que de comportements souvent discutables. On ne prête qu’aux riches, n’est-ce pas ?…et les deux finalistes des dernières présidentielles, portés par un ego surdimensionné, sont plus enclins à l’exagération, voire la provocation, qu’au mensonge. Personnalités complexes, tempéraments de feu, Royal et Sarkozy sont davantage appréciés sur le registre  j’aime ou je déteste que sur celui de la confiance, fondement de la réputation. Faute de concurrents sérieux, chacun domine avec son style la scène politique, en référent, sans pour autant bénéficier d’une solide réputation, gage de fidélité.

Les tricheries, faux-pas, bourdes et maladresses des autres nominés, comme Frédéric Mitterrand, Gasquet, Hortefeux, Morano, Sarko junior, ne laisseront que des traces mineures, sauf pour les intéressés, qui au mieux en tireront les enseignements.

L’apprentissage de la vie publique, et les obligations et risques de la transparence, supposent qu’on réfléchisse à deux fois avant de s’exposer.

Bref, la réputation, bonne ou mauvaise, cela se mérite !

Pino 2010

déc 18

justice_editedPapa Noël apporte deux bonnes nouvelles ce matin.

Julien Dray et Richard Gasquet seraient blanchis, disculpés, mis hors de cause.
Le Tribunal de l’opinion, alerté par des journalistes médisants ( relayés par Pino, modestement) était allé un peu vite en besogne, en pointant un politique collectionneur de beaux objets et ayant tendance, comme beaucoup de ses collègues, à mélanger les chéquiers.

Pour ce champion au hit-parade des menteurs de l’Observatoire de la réputation, mea culpa donc.  Pas de condamnation, ouf!

Les juges retiendront un simple rappel au droit ; ce qui, entre mauvaises langues, est une façon de confirmer les faits sans punir l’auteur.

Réhabilité au regard de la justice, le député de l’Essonne, va pouvoir sous le regard amical de ses camarades et ironique de ses faux-amis, retrouver les estrades et donner des leçons de morale tout en nous promettant la lune en Ile de France.

L’erreur de conduite de Dray n’affectera pas son casier. En revanche, elle écornera singulièrement son maigre capital réputation. Le Tribunal de l’opinion, friand d’ambiguïté et peu complaisant, accompagnera longtemps de ses sarcasmes notre édile.

L’affaire du baiser cocaïné de Pamela à Richard est d’une autre nature.

Chacun avait accueilli la nouvelle avec le sourire, alors que les maladresses de l’homme politique avaient suscité l’ironie.

Comme quoi, le Tribunal de l’opinion fonctionne largement à la tête du client. Les explications embarrassées du champion, étaient plus touchantes que convaincantes. Nous avions envie de croire le gamin piégé à l’insu de son plein gré.

Richard Gasquet nous est spontanément sympathique alors que Julien Dray ne suscite guère ce sentiment.

La réputation se fonde largement sur l’émotion et peu sur les faits, ce qui explique largement la cote d’amour de Jacques Chirac, malgré certaines évidences. Et Gasquet, sur un registre ludique certes, nous a émus, alors qu’au fond Dray, ne fait que nous conforter dans l’idée que politique et argent ne font pas bon ménage.

Il n’empêche, les juges, raisonnables et documentés, ont décidé : circulez, il y a rien à voir!
Un mea culpa souriant, donc.

Pino

PS – N’hésitez pas à voter pour corriger l’injustice…

déc 08

Raymond On le savait provocateur, on l’a vu maladroit voire méprisant, mais au fond tout cela ne devait que refléter un caractère bien trempé, franc du collier, sans compromis.

Il y a eu les « pro » et les « anti » Domenech  dans un sport spectacle dominé par la passion et aussi par l’argent.

Aujourd’hui, on découvre un minable Raymond le menteur.

Interrogé au lendemain ( !) de notre glorieuse qualification sur son bonus de 860 000 €, il ironise « C’est ahurissant ! Si j’avais touché ça, j’aurais sauté de joie… » (sic).

A revoir la fin du match, il a effectivement sauté…dans les bras du président de la Fédération de foot, qui allait lui signer un modeste chèque de 826 000 € pour sa brillante prestation.

Quelques jours après le match, l’heureux sélectionneur –sans doute remis de ses émotions, mais toujours fâché avec les chiffres – avait précisé que son bonus ne serait « même pas la moitié » de la somme divulguée par ces méchants journalistes.

D’après la Fédération, Domenech serait l’un des sélectionneurs les moins bien payés !

Quel gag ! Nous aurions donc un sélectionneur au rabais, ce qui explique bien des choses.

Coach le plus détesté des français, Domenech était jusqu’alors respecté.

Avec le coup du bonus, on se demande quelle qualité lui trouver ; si ce n’est l’énorme coup de pot du tirage au sort de Raymond la honte.

Alors appelons cela une « prime de chance » : 820 000 € pour un bon tirage, c’est pas cher payé…

Pino

déc 04

pinoc-dessin-21Hit parade permanent du mensonge, les Pinocchios sont décernés grâce à vos suffrages.

Vous pouvez voter sur le blog de l’Observatoire de la réputation pour choisir le menteur de l’année.

L’automne est riche en déclarations maladroites, boulettes et révélations; et l’hiver s’annonce au mieux. Pas facile de choisir entre gaulois.

N’hésitez pas à nous proposer des personnages, politiques, sportifs, vedettes du show-biz ou simples quidams de la finance, talents de menteur en herbe ou professionnels à la réputation établie. Ils méritent vos commentaires, ayant déjà pour la plupart vos suffrages.

Défendez votre reputation sur le net

déc 01

Patrice(Lettre ouverte de Patrice à Eric Raoult)

Cher Eric,


Quelle joie de vous entendre réclamer le devoir de réserve!


Mais, puis-je vous suggérer de ne pas limiter ce devoir au seul Prix Goncourt ; il faut l’étendre aux Prix Femina, Renaudot, de l’Académie Française…et autres récompenses.
Recevoir des Prix et se permettre de critiquer, mais où va-t-on ?

D’ailleurs je peux me donner en exemple : j’ai en effet reçu deux fois le Prix d’Excellence au Lycée Buffon, en 1960 et 1961, et je vous assure Cher Eric, que depuis, je n’ai jamais critiqué qui que ce soit, quoi que ce soit !

J’espère que votre initiative si pertinente, sera suivie de beaucoup d’autres.

Continuez donc dans cette voie et sachez que je suis prêt à adhérer à votre Association des Fayots !

Faites-le savoir à mon ami Pino qui transmettra.

Votre dévoué.

Patrice

PS – Dans cette affaire, félicitez pour moi notre Ministre de la Culture ; après tout Ponce Pilate a fait une très belle carrière.